Le Festival de Liège, « poétiquement engagé »
Entre théâtre, musique et danse, le Festival de Liège ouvre une fenêtre sur le monde. Un nouveau concept, axé sur les formes courtes, complète la programmation : les Soirs du B16.
Politique, poétique, la prochaine édition du Festival de Liège s’annonce dans la lignée des précédentes : engagée. Du 18 janvier au 9 février, théâtre, musique, danse et spectacles en tous genres permettront au public de découvrir de nouvelles cultures, de s’enrichir par les différences.
« Le Festival est une fenêtre ouverte sur le monde, et jamais il n’aura été aussi homogène que cette année, précise Jean-Louis Colinet, le programmateur. De plus en plus, le monde du théâtre est lié à l’argent. Nous, nous voulons défendre l’idée qu’en dehors de grands moyens, le théâtre doit rester vivant, donner l’envie de faire du théâtre. Il doit être un théâtre de notre époque, aux confins du politique et du poétique, et jeter un regard sur le monde qui nous entoure. Ici, la majorité des spectacles du festival sont créés par des compagnies qui ne reçoivent aucun subside. Ce qui attire les spectateurs, ce sont les spectacles par lesquels ils se sentent concernés. »
En trois semaines, il sera possible de découvrir toutes sortes d’arts théâtraux puisque les productions proposées sont belges, certes, mais aussi françaises, italiennes, irakiennes, allemandes, chiliennes ou irlandaises. Elles évoquent la psychiatrie, la problématique des migrants ou encore la guerre à travers des témoignages en Irak et en Algérie.
The blue boy, un spectacle gestuel de Brokentalkers, revient sur les abus sexuels de l’Eglise catholique dans les années 60. Joël Pommerat, lui, propose dans sa nouvelle création, La grande et fabuleuse histoire du commerce, une fable théâtrale mimant une société basée sur des rapports d’argent.
A découvrir également : Heroes just for one day, un spectacle monté sous la forme d’un concert de rock par Vincent Hennebicq, qui s’y interroge sur le sens de la vie, avec Greg Remy, le guitariste de Ghinzu.
Si le Festival de Liège emmène le public à la découverte du monde, il fait également la part belle aux productions belges et aux acteurs wallons. Il lèvera notamment le rideau le 18 janvier sur Discours à la Nation d’Ascanio Celestini, porté par David Murgia, un comédien originaire de Soumagne.
Le Festival prendra ses quartiers au Manège de la caserne Fonck, au hangar B9, au Théâtre de la place. Mais aussi dans un nouveau lieu, le B16, dédié aux formes courtes, aux rencontres intimes et conviviales dans une ancienne écurie.







