«Tout le monde debout»: le pari de Franck Dubosc réalisateur est réussi, et sans fausse note

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Tout le monde debout (Franck Dubosc)

En surfant avec délicatesse sur la thématique du handicap, Franck Dubosc impose immédiatement sa petite musique. Les fans comme les détracteurs seront étonnés. Car pour son premier film comme réalisateur, l’humoriste laisse de côté le rire gras et joue habilement la carte de l’émotion et de la tendresse en racontant avec humour et pudeur comment un dragueur et menteur invétéré tombe amoureux d’une jolie fille blonde en chaise roulante. C’est traité avec sincérité, justesse, sens du timing et de la réplique. C’est joyeusement imaginé, mis en scène avec soin et poésie. On craque sans effort pour cette comédie romantique attendrissante qui respecte les codes, trouvant le juste équilibre entre le rire et la romance. Faites confiance à Dubosc qui ne renie rien mais se révèle joliment. Son pari est réussi et sans fausse note au point qu’on a hâte de voir son film suivant. On se lève sans hésitation et avec enthousiasme pour cette comédie populaire dans le meilleur sens du terme.

Hannah (Andrea Pallaoro)

Charlotte Rampling est froide, mystérieuse, et la proposition de cinéma peut déstabiliser. Le film est assez lent, les dialogues sont très peu nombreux. Mais c’est aussi ce qui fait sa force. Pallaoro parvient à nous enfermer dans la solitude d’Hannah et on essaie ensemble de percer son mystère. Malgré le côté sombre de cette histoire, Charlotte Rampling rayonne et étonne avec un rôle encore inédit à son palmarès.

Tomb raider (Roar Uthaug)

Un reboot très masculin de la franchise cinématographique. Quand Lara part sur les traces de son père, cela engendre des scènes d’action façon Indiana Jones. Malgré des sauts et des situations défiant toute vraisemblance, Alicia Vikander casse le côté lisse du jeu vidéo avec un jeu réaliste. Ce Tom raider doit être vu comme un film.

La part sauvage (Guérin Van de Vorst)

Si l’idée de départ est passionnante, que le casting est plutôt convaincant, la construction du film laisse perplexe. On ne comprend pas très bien où Guérin Van de Vorst veut en venir. Le déroulement de l’histoire est assez prévisible et le film n’apporte pas tout à fait sa pierre à l’édifice. Bref, Guérin Van de Vorst a des choses à dire mais il doit encore apprendre à se faire confiance.

Every day (Michael Sucsy)

Sous l’apparence d’un teen movie un peu banal, aux faux airs de téléfilm de l’après-midi, Every Day est moins cliché qu’il n’y paraît. Michael Sucsy essaie de parler d’amour, le vrai, en restant à hauteur d’adolescent et en évitant les écueils des happy end. Evidemment, l’ensemble reste très hollywoodien et pas toujours profond, mais le casting est plutôt bien dirigé et le film assez surprenant.

Tom of Finland (Dome Karukoski)

 
 
 
 
 
 

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