Waremme: une charte pour devenir une ville hospitalière

Waremme souhaite assurer un accueil de qualité à l’égard de l’ensemble des citoyens dans le respect des droits humains.
Waremme souhaite assurer un accueil de qualité à l’égard de l’ensemble des citoyens dans le respect des droits humains. - pierre-yves thienpont.

Lors du dernier conseil communal, Jacques Chabot (PS), le bourgmestre de Waremme, a décidé de retirer de l’ordre du jour le point sur la motion contre le projet de loi sur les visites domiciliaires. L’opposition ne souhaitait pas adhérer au texte qui était proposé.

Ne s’étant toujours pas positionnée face à cette thématique, la Ville de Waremme a donc décidé de prendre les choses en main en contournant, quelque peu, le problème et en laissant à ses citoyens le soin de s’exprimer.

Il y a trois semaines, elle a donc mis à disposition de ses habitants deux registres dans lesquels ils ont eu la possibilité de s’exprimer sur le sujet. Pour l’heure, près de 90 signatures (pour une ville qui compte 15.000 habitants) ont été relevées en faveur de la motion qui n’a pas été votée. « Nous avons été approchés par le centre national de coopération de développement pour devenir une ville hospitalière. J’ai donc pris contact avec sa collaboratrice et nous avons organisé une réunion avec les citoyens qui se sentaient concernés et d’autres qui faisaient partie de diverses associations », déclare Stéphanie Kiproski, l’échevine de la Coopération et des Actions Humanitaires de Waremme. « Suite à ces deux réunions, nous avons donc décidé d’adopter une démarche plus positive, qui n’allait pas à l’encontre d’un projet de loi fédéral, et de proposer que la Ville se déclare hospitalière à travers la proposition d’une charte. »

Celle-ci sera soumise au prochain conseil communal de la Ville, le lundi 19 mars. Elle reprend les grands principes universels du droit à la dignité : attirer l’attention de la population sur les migrants et l’accueil de l’autre ; assurer un accueil de qualité à l’égard de l’ensemble des citoyens dans le respect des droits humains par un accueil administratif de qualité des étrangers résidant dans la Ville et des nouveaux arrivants, par le soutien à l’intégration des migrants, par l’accueil spécifique des demandeurs d’asile et des réfugiés et par le respect des droits fondamentaux des personnes sans papiers santé et scolarité.

Le collège communal se veut donc proactif et se donne pour mission de procurer un accompagnement social de qualité dans un contexte difficile tout en évitant les risques de discrimination. Une consigne que le CPAS de la Ville et son président, Luc Vandormael, suivront d’ailleurs à la lettre : « lorsque les personnes sont reconnues comme réfugiées, on se doit de les intégrer dans la société en les aidant dans la recherche d’un logement, le parcours d’intégration, la formation et la mise à l’emploi. Exactement de la même manière que pour les personnes d’origine belge. »

 
 
 
 
 
 

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