Le prince Laurent dans une lettre aux députés: «Une sanction me causerait un préjudice difficilement réparable»

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Avant qu’ils ne votent la réduction de 15 % de sa dotation 2018, ce jeudi après-midi, le prince Laurent a envoyé, par le biais de son avocat Me Laurents Arnauts, une lettre au président de la Chambre, qu’il lui demande de lire devant l’assemblée, à l’entame des débats. Puisqu’aucune (nouvelle) audition de Laurent ou de son avocat n’a été prévue en séance plénière, après la plaidoirie de mercredi dernier en commission spéciale.

Le prince Laurent exprime dans un premier temps son regret de ne pas pouvoir se défendre dans l’assemblée, dénonce «  l’absence de procès équitable  », et annonce implicitement un recours contre la décision que sont amenés à prendre les députés. Pour Laurent, la sanction attendue «  est susceptible de me causer un préjudice grave, et difficilement réparable. Le gouvernement vous demande de me sanctionner pour un fait, mais la légèreté de ce grief n’échappe à personne  ».

Laurent dévoile aussi son ressenti par rapport à bien plus que cette « affaire » : «  C’est de mon existence même que l’on fait le procès, et ce procès a commencé il y a bien longtemps, écrit-il, manifestement amer et affecté, aux députés. Il est sans cesse mené dans les médias, et sans doute dans vos esprits comme dans celle de certains compatriotes. Une liste de maladresses, d’erreurs, de fautes, sans cesse plus longue au fil des années, sans cesse plus accablante, car uniquement à charge, jamais à décharge. Mais je vous le demande : lequel d’entre vous résisterait à un tel résumé de sa vie, à un tel jugement dernier ?  »

La lettre de trois pages, inédite, dans laquelle le frère du Roi se défend, mais met aussi son cœur à nu est à lire en exclusivité sur Le Soir +.

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