Joëlle Milquet: «Il ne faut pas ‘surcommuniquer’ autour du parti Islam»

Pour Joëlle Milquet, «les partis doivent éviter de surcommuniquer sur ces questions, mais doivent se réunir pour, ensemble et loin des caméras, prendre les dispositions législatives qui s’imposent».
Pour Joëlle Milquet, «les partis doivent éviter de surcommuniquer sur ces questions, mais doivent se réunir pour, ensemble et loin des caméras, prendre les dispositions législatives qui s’imposent».

Joëlle Milquet, députée bruxelloise CDH, qui fut ministre de l’Intérieur entre fin 2012 et 2014, s’est étonnée quelque peu de ce « soudain emportement » contre le parti Islam, la semaine dernière : « En 2012, nous nous trouvions dans la même situation, après des débordements à Molenbeek attribués à Sharia4Belgium. J’ai alors rédigé un projet de loi permettant d’interdire ce type de groupements, mais je n’ai pas été suivie par le MR, le PS et les autres grandes formations, alors qu’ils s’étaient tous déclarés favorables à ces interdictions lors des débats télévisés. »

Craignant que l’histoire se répète, Joëlle Milquet remet en avant ses idées. « Je propose deux possibilités d’interdiction, chacune assortie de garanties. La première est de type administratif : sur proposition du ministre de l’Intérieur, le gouvernement peut interdire ou dissoudre une association, après avoir entendu la sûreté de l’Etat, la police fédérale, l’Ocam et le parquet fédéral. La seconde est d’ordre judiciaire : le gouvernement peut aussi choisir de demander cette interdiction ou cette dissolution par une action en cessation devant le tribunal de première instance ».

Les détails de la proposition de Joëlle Milquet sur Le Soir+

 
 
 
 
 
 

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