Décès d’une fillette de 2 ans après une course-poursuite avec des migrants: trois pistes sont examinées

Image d’illustration © Le Soir / Roger Milutin
Image d’illustration © Le Soir / Roger Milutin

Une course-poursuite a débuté sur la E42 depuis Namur, jeudi entre 2 et 3 heures du matin. Une camionnette a été prise en chasse par la police «  en raison d’un comportement suspect  ». Alors que les policiers tentaient de bloquer le véhicule, à hauteur de Maisières, dans le Hainaut, le chauffeur a poursuivi sa route, fonçant sur les forces de l’ordre qui ont ouvert le feu.

Trente personnes, dont 26 adultes, toutes d’origine kurde, sont ensuite sorties du véhicule, indique le parquet de Tournai. Une fillette âgée de deux ans se trouvait à bord et est décédée dans l’ambulance. Les causes de sa mort ne sont pour l’instant pas claires mais le parquet a la certitude qu’elle n’a pas été causée par un tir.

Née le 14 avril 2016, âgée de deux ans, la victime était vivante lorsque les forces de l’ordre ont intercepté.

« La fillette n’est pas décédée des suites des coups de feu des policiers  », a assuré Frédéric Bariseau, premier substitut du parquet de Mons.

3 causes possibles

Le magistrat a évoqué trois causes possibles pour le décès de la fillette : une maladie, un accident lié au comportement du chauffeur de la camionnette --la tête de l’enfant aurait pu par exemple heurter une paroi du véhicule-- ou un coup porté à l’enfant.

«  Une autopsie du corps de l’enfant sera pratiquée ce jeudi soir afin de déterminer les causes de sa mort. Je ne peux confirmer l’information selon laquelle un ou des enfants auraient été montrés à la fenêtre du véhicule durant la course-poursuite. Il n’y a eu aucun blessé par balle. Le Comité P a d’ailleurs très vite clôturé ce dossier en ce qui concerne la responsabilité des policiers  », précise M. Bariseau.

L’affaire a été mise à l’instruction pour entrave à la circulation, homicide volontaire, rébellion armée et traite des êtres humains, ajoute le parquet de Tournai.

Toutes les personnes présentes ont été interpellées et placées en détention dans différents commissariats où elles étaient auditionnées jeudi. Des devoirs d’enquête qui devraient prendre du temps, étant donné le nombre de témoins et les besoins de traduction.

 
 
 
 
 
 

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