Course-poursuite avec des migrants: le Parquet confirme que la fillette pourrait avoir été tuée par un tir de la police

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La petite fille décédée dans la nuit de mercredi à jeudi sur l’autoroute E42 Namur-Mons pourrait avoir été tuée par le tir d’un policier, selon les premières conclusions d’une autopsie pratiquée jeudi soir, indique le procureur du Roi de division de Tournai.

Jeudi, au terme d’une longue course poursuite entre Namur et Mons, une fourgonnette a été interceptée par les forces de l’ordre à hauteur de Maizières. Les policiers, menacés par le véhicule, ont été contraints d’ouvrir le feu pour le stopper. À bord de la camionnette se trouvaient 30 personnes, dont quatre enfants. Une fillette de deux ans, prise en charge par les secouristes, est très rapidement décédée sur les lieux. Aucune information n’était disponible sur les raisons de ce décès.

Infirmation des premiers éléments

Ces premières conclusions d’autopsie infirment les premiers éléments transmis jeudi après-midi par le parquet de Tournai concernant l’éventuelle implication des policiers dans le décès de l’enfant. Le parquet avait déclaré que le Comité P était descendu sur les lieux et n’avait rien relevé d’anormal dans le chef de l’intervention des policiers. Le comité P a cependant nié, vendredi matin, avoir à ce moment-là déjà enquêté sur une éventuelle responsabilité des policiers dans le cadre de l’interception. Son Service d’enquêtes «  n’a été saisi des faits qu’en début de soirée par un juge d’instruction, n’ayant auparavant reçu aucun devoir d’enquête de la part des autorités judiciaires  ». L’enquête du Comité P est en cours.

 
 
 
 
 
 

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