«Ocean’s 8»: grosse déception

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Ocean’s 8 (Olivia Milch & Gary Ross)

La nouvelle équipe de choc réunissant braqueuse, arnaqueuse, receleuse, hackeuse… prêtes à faire le casse de leur vie, a du mal à retrouver l’essence qui fit le charme de Ocean’s 11 . Un thriller très convenu peuplé de personnages tout aussi convenus alignant des dialogues quelconques. On espérait mieux avec un tel casting. On attend désespérément que les filles passent à l’action. L’essentiel du plan est dans l’élaboration du braquage, c’est long et laborieux avant qu’on ne soit au cœur du suspense suivant un rythme plus soutenu. En fait, on a du mal à croire à toute cette histoire. Grosse déception.

Désobéissance (Sebastián Lelio)

Un long-métrage de plus dans une filmographie sans reproche. Tout est marqué par un mélange de retenue et de subtilité, à l’écart de la critique simpliste. Intelligent !

The place (Paolo Genovese)

Paolo Genovese nous invite à nous juger nous-mêmes dans cette quête de ce que nous croyons être le bonheur. Le procédé est original, captivant et questionne frontalement. Ce huis clos est fascinant et passionnant.

Hotel Salvation (Shubhashish Bhutiani)

L’incommunicabilité familiale, les conflits de générations sont abordés avec une certaine grâce et une pointe d’humour malgré le jeu appuyé et peu nuancé des acteurs. Mais on se rend vite compte que c’est dans la dimension documentaire du film que réside tout l’intérêt de la démarche du jeune réalisateur indien. Au final, on est plus touché par le voyage jusqu’au bord du Gange (plans magnifiques) que par une réflexion philosophique sur l’approche positive de la mort.

Volontaire (Hélène Fillières)

Au premier abord, ce qui frappe dans Volontaire , c’est un sentiment de promotion involontaire de l’armée. Hélène Fillières manque de distance par rapport à son sujet : si ce côté promotionnel est sans doute inconscient, sa manière de traiter l’engagement militaire met quelque peu mal à l’aise. Le film confronte en fait le masculin et le féminin de manière un peu trop frontale et livre tout au plus une leçon de courage.

Boli Bana (Simon Gillard)

Une approche sans filtre mais avec une esthétique très soignée. Photographe de formation, Simon Gillard filme beau même la douleur, même la rudesse, même les silences. On a l’impression de voir quelque chose qui existe depuis la nuit des temps.

Troisièmes noces (David Lambert)

Abordant des sujets sociétaux sous le couvert de la comédie, Troisièmes noces a le mérite de développer une vraie dimension politique sans avoir l’air d’y toucher. David Lambert propose aussi une vision du monde réjouissante où les conventions, aussi bien sociales que sexuelles, s’effacent. S’il manque parfois un peu de rythme, Troisième Noces reste un film sympathique.

Les dents, pipi et au lit (Emmanuel Gillibert)

C’est le pire qui sort gagnant, cataloguant ce premier long-métrage comme l’exemple type de ce que le cinéma français engendre de plus navrant. Ça ne vole pas très haut, on est souvent en dessous de la ceinture et le personnage n’évolue jamais. Sous-comédie paresseuse, Les dents, pipi et au lit est un gros fourre-tout de vulgarités, de dialogues affligeants et de clichés éculés. Allez, les dents, pipi et au lit, plutôt que ce film-là.

Action ou vérité (Jeff Wadlow)

 
 
 
 
 
 

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