Les supporters des Diables sont arrivés à Sotchi: «Il faut profiter de ce match pour prendre confiance»

L a journée va être longue et ça va être difficile demain car je travaille ! » C’est avec le sourire qu’Anne-Catherine, une des supportrices des Diables rouges, anticipe la journée – et ses conséquences… En tout, ce sont 180 fans des Diables qui ont décollé, ce lundi matin de Brussels Airport pour un aller-retour vers Sotchi, où se jouera le premier match des Diables rouges contre le Panama (17 h, heure belge). Levés à l’aube, venant de tous les coins de la Belgique (avec une mention spéciale pour les courageux de Verviers), ils rejoindront le contingent de supporters – ils seront entre 1.000 et 3.000 – de l’équipe nationale en Russie.

« Je pense que c’est important de montrer qu’on est derrière les Diables », expliquent Gilles et Mathieu, qui suivent Kompany et cie depuis 2011. « On a déjà fait plusieurs déplacements avec eux mais c’est la première fois qu’on peut assister à un match de Coupe du monde. C’est un peu un aboutissement pour un supporter. » Une première expérience aussi pour ce jeune couple : « On est là pour encourager les Diables évidemment mais on a également envie de vivre l’ambiance d’un Mondial, même pour une journée. »

Multiplier les allers-retours

Une journée ou plusieurs pour les plus motivés dont fait partie Roberto, qui suivra la Belgique « jusqu’au bout » . « J’ai tout prévu pour les trois matchs de groupe et je suppose aller voir au moins les huitièmes, mais j’espère qu’ils iront plus loin encore », explique ce pharmacien carolo qui, comme les autres, devra mettre entre 300 et 500 euros par match. « Je fais l’aller-retour à chaque fois, c’est impossible de faire autrement avec mon boulot. »

Voyage à Sotchi avec les supporters du Fan Flight

Mais les engagements professionnels ne serviront pas d’excuses : « Ce mardi, je travaille à 8 h à Liège », glisse Anne-Catherine. « J’aurai juste le temps d’une douche et puis je démarre une autre longue journée… C’était ça ou ne pas aller voir les Diables, c’est quand même une occasion unique de voir un match de Coupe du monde. Et une victoire ! Parce que si on ne gagne pas ce match-là… »

Plus l’heure des polémiques

C’est que, sportivement, les attentes sont élevées. Au pire : un quart de finale. Mais la majorité des supporters votent au moins pour une demi-finale. Avec un bonus sur toutes les lèvres : « Sortir un “gros” pays ». « Si on veut montrer qu’on est une grande équipe, on doit passer par là », estiment la plupart. « Un quart de finale, on l’a déjà fait, il faut passer une étape. »

Pour y parvenir, ils comptent sur Hazard, Mertens, Lukaku… mais pas sur Nainggolan, ni Ciman, resté ou rentré à la maison – tout récemment pour ce dernier, croisé dans l’aéroport à destination de Los Angeles.

Des choix qui surprennent – « Pourquoi reprendre Dendoncker ou Tielemans qui restent sur une mauvaise saison plutôt qu’eux ? » – mais l’heure n’est pas à la polémique. Même pour ce fan de Nainggolan, qui porte fièrement le maillot national floqué du nom de son idole. « Je suis déçu et je viens montrer mon soutien à Nainggolan mais je suis toujours supporter des Diables ; je ne suis pas fâché sur Roberto Martinez, c’est un choix… ».

«  Je ne comprends pas tous les choix du sélectionneur mais, désormais, il faut faire bloc » , insiste-t-on.

Une victoire, sinon rien

Ca commence ce lundi, face au Panama, petit poucet de la compétition, quasiment inconnu – à lire à ce sujet : 10 choses à savoir sur le Panama . Une équipe aux allures de sparring-partner pour ces supporters qui ne doutent pas de l’issue du match : 3-0, 4-0, 4-1… quoi qu’il en soit, une victoire par plusieurs buts d’écart. « Il faut profiter de ce match pour prendre confiance. On a vu le Brésil et l’Allemagne rater leur début de Mondial ; on ne doit pas tomber dans ce piège. Il faut s’imposer ce lundi et samedi contre la Tunisie et pouvoir jouer la suite libéré… »

Début de réponse dans quelques heures, donc…

 
 
 
 
 
 

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