Les États-Unis se retirent du Conseil des droits de l’homme de l’ONU

©REUTERS/Lucas Jackson. L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley.
©REUTERS/Lucas Jackson. L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley.

Les États-Unis se retirent du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU basé à Genève, a confirmé mardi l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, concrétisant en décision formelle une menace de longue date.

« Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d’une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l’homme un sujet de moquerie », a dit Mme Haley.

La menace du retrait américain était brandie depuis un certain temps, alors que les USA souhaitaient une réforme de l’organe onusien qu’ils jugent en outre partial envers Israël. Mme Haley a qualifié cette institution de « cloaque de partis pris politiques ».

Cette décision «va mettre le pays en marge des initiatives mondiales cruciales pour défendre les droits de l’homme», a déploré l’ONG Human Rights Watch.

Des menaces à l’action

Ce retrait américain de l’institution basée à Genève a longtemps été brandi comme une menace par Washington. Mi-2017, Nikki Haley avait appelé à une profonde réforme de l’organe principal du système onusien en matière de droits de l’homme.

Depuis l’arrivée début 2017 du républicain Donald Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis se sont retirés de l’Unesco, ont coupé plusieurs financements à des organes de l’ONU et ont annoncé notamment leur retrait de l’accord de Paris sur le climat et de l’accord nucléaire avec l’Iran endossé par les Nations unies.

 
 
 
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous