Idoles et tableaux de bande dessinée
La bande dessinée ne s’est pas encore imposée comme un art majeur à la Brafa. Ses galeristes rivalisent pourtant d’imagination pour faire l’événement autour du 9e art. En 2013, le stand de Petits Papiers accueille la star du catalogue Casterman, Philippe Geluck, qui dévoile une sculpture inédite de son matou marrant. Cette nouvelle idole réussira-t-elle à désacraliser les beaux-arts ? Dans le dos de la statue, des dessins et des tableaux du Chat, des créateurs de bande dessinée vont se mesurer à l’art contemporain avec des duels de choc. Le poète onirique des cases, Nicolas de Crecy, rencontrera la mélancolie d’Edward Hopper. Dave Mc Kean, le cauchemardeur des comics britanniques, va se friter avec l’expressionniste allemand de Peter Klasen. Philippe Druillet, le mage hexagonal du space opera, allumera le poète de l’art modeste, Hervé Di Rosa…
Petits Papiers a aussi convaincu l’illustrateur français François Avril, fraîchement installé à Bruxelles, de créer une vingtaine de paysages fragiles inédits pour la Brafa. L’horizon de ses toiles court des côtes sauvages aux mégalopoles modernes. Il partagera les cloisons avec Götting, auteur de douze grands formats à la gloire de la femme. Ses créatures lascives et contemplatives révéleront leurs charmes endormis en exclusivité à la Brafa.
Non loin de là, les galeries Champaka de Bruxelles et 9e Art de Paris s’associent pour d’autres éblouissements. Une dizaine d’artistes majeurs ont créé des œuvres sur le thème de Paris, Bruxelles et New York. Parmi ces audacieux, épinglons les toiles très attendues de Guarnido (Blacksad), Juillard (Blake et Mortimer), Loustal (Barney et la note bleue), Frank Pé (Zoo) ou Yslaire (Sambre). Ces maîtres ont aussi accroché sur le stand des images de « compagnons graphiques » qui leur ont insufflé le feu sacré comme Bilal, Hergé, Franquin, Jacobs, Macherot, Moebius, Tardi, Caniff, Eisner…
Bon voyage !
Galerie Petits Papiers stand 36,
Galerie Champaka stand 47.







