Les 25 ans du fontainier de Genval
Le fondateur du Musée de l’eau et de la fontaine a reçu la médaille d’argent du mérite touristique. Une récompense rare. Son dévouement pour faire vivre ce lieu dédié à l’histoire de la distribution d’eau a été mis en avant.
ENTRETIEN
Il s’y est intéressé par hasard, comme d’autres collectionnent des timbres. Jean-Pierre Courtois, 66 ans, vient de recevoir la médaille d’argent du mérite touristique. Une récompense qui vise à mettre en avant une personne qui s’est dévouée pendant vingt-cinq ans dans le domaine du tourisme. Elle n’est octroyée qu’une ou deux fois par an en Wallonie. Pour ce Virginalois, c’est sa passion pour les fontaines et surtout son dévouement pour le musée de l’eau et de la fontaine, situé à deux pas du lac de Genval, qui ont été salués.
Quelle est la signification de cette récompense ?
C’est un grand honneur et une belle reconnaissance du travail effectué au musée depuis un quart de siècle. Je la dédie à tous les bénévoles qui m’ont accompagné depuis tant d’années. Notamment John Martin qui nous a permis de nous installer à Genval en juillet 1989. Cela n’a pas toujours été facile, mais le musée célébrera bien son quart de siècle en 2014.
Quand on voit le musée, il semble plus vivant que jamais…
Nous avons connu quelques années délicates mais nous possédons aujourd’hui une équipe d’animation particulièrement active qui a permis de redynamiser le musée. Notre fréquentation atteint les 10.000 visiteurs par an, dont 60 % d’enfants. Les animations scolaires sont très prisées. Nous affichons d’ailleurs complet jusqu’en mai. Pour le reste, l’objectif de départ est toujours de faire découvrir l’histoire de la distribution d’eau. L’exposition permanente s’accompagne d’expositions temporaires. Jusqu’au 28 février, les visiteurs peuvent découvrir une expo de l’ASBL Objectif Ô qui met en avant les problèmes d’accès à l’eau en Haïti.
Votre musée vient de passer dans la catégorie C. Qu’est-ce que cela change pour le musée ?
Cela nous permettra de recevoir davantage de subsides et donc de vivre un peu mieux. Nous pourrons aussi effectuer des travaux de rénovation et de maintenance. Il y a bien évidemment beaucoup d’humidité ambiante dans les pièces. Cela peut détériorer les différents objets. Ils doivent donc être protégés.
Qu’est-ce qui vous motive encore après tant d’années ?
Ce musée est en quelque sorte mon bébé. Il serait difficile de m’en détacher. L’objectif est de poursuivre son développement. Je peux consacrer davantage de temps aujourd’hui puisque je suis retraité, et donc bénévole à temps plein.
Comment se présente l’avenir ?
L’objectif est d’agrandir notre surface d’exposition – 350 m2. Nous sommes en négociations avec la famille Martin pour nous étendre à l’étage. Cela permettrait au musée de prendre une nouvelle ampleur et d’avoir également une salle d’animation séparée. J’ai bon espoir que cela se concrétise dans les prochains mois. N’oublions pas que l’an prochain sera l’année des 25 ans. Nous prévoyons une exposition sur les machines hydrauliques à travers le temps et quelques surprises !


