«Au poste!» avec Benoît Poelvoorde: la meilleure comédie française du moment

Au poste ! (Quentin Dupieux)

Surréaliste, ubuesque, irrésistible : la meilleure comédie française du moment. Un huis clos hyper bien écrit qui devient de plus en plus étrange et inquiétant. La combinaison des dialogues jouant sur l’absurde et des situations hilarantes fonctionne à merveille. Les acteurs sont dans l’excellence et jouent sur une note réaliste dans ce surréalisme ambiant, ce qui s’avère pleinement jubilatoire.

Tully (Jason Reitman)

Aidé par la magistrale interprétation de Charlize Theron, Jason Reitman pose un regard attendri et mélancolique sur son héroïne au bout du rouleau et signe un portrait de femme réaliste et poignant. Malgré une fin qui pousse le film à rentrer dans le rang, on se laisse happer sans difficulté par cette réflexion douce-amère sur la vie qui va différemment de nos rêves.

Skyscraper (Rawson Marshall Thurber)

Amateur de films d’action – et ce Skyscraper en est un qui file parfois solidement le vertige – Rawson Marshall Thurber réalise une œuvre qui fait rigoler à l’insu de son plein gré.

Les bonnes manières (Marco Dutra & Juliana Rojas)

Mêlant de façon intéressante le social et l’horreur dans une approche originale du mythe du loup-garou, les réalisateurs instaurent une ambiance et utilisent les hors-champs pour nous plonger dans ce film aux allures de conte.

Sollers Point (Matthew Porterfield)

C’est de l’Amérique (très) contemporaine qu’il s’agit en ce qu’elle a de moins glamour. Mais contrairement à Michael Moore : Sollers Point ne se sert pas de l’humour ou de l’ironie pour évoquer le suprématisme blanc par exemple et faire ensuite fonctionner nos neurones…

Budapest (Xavier Gens)

Inspirée d’une histoire vraie, cette comédie platement trash et cocaïnée surfe au niveau – 1 de l’humour. 102 minutes de gags poussifs et de vulgarité permanente avec des acteurs en roue libre. Ça vanne lourd en accumulant les clichés. Le hic du film, c’est de ne pas y aller à fond. On reste dans du prévisible

L’envol de Ploé (Arni Asgeirsson)

A la fois mignon et enfantin, ce film pourrait plaire aux tout (tout) petits. Pas la peine de tenter l’expérience avec des enfants de plus de 10 ans, ils s’ennuieraient à coup sûr. Servi par une animation plutôt jolie et accrocheuse, le problème du film, c’est qu’il véhicule un message un peu trop simpliste. Un peu naïf même si ça a le mérite de véhiculer la bonne parole auprès des enfants.

 
 
 
 
 
 

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