La sécurité est aussi l’affaire de tous les citoyens
Les partenariats locaux de prévention permettent d’impliquer les citoyens pour plus de sécurité dans les quartiers. Il s’agit d’un échange d’informations et de bonnes pratiques avec la police. La ville de Nivelles et la zone de police Nivelles-Genappe sont demandeuses.
Dans les colonnes du prochain journal communal et lors des réunions de quartier à venir, les Nivellois vont faire connaissance avec le PLP. Non, la section MR n’a pas décidé de refonder l’ancien Parti de la liberté et du progrès. Il s’agit des partenariats locaux de prévention, anciennement appelés réseaux d’information de quartier (RIQ). Concrètement, ce sont des citoyens qui choisissent de se structurer pour faciliter les échanges avec la police locale. Un coordinateur est en contact très régulier avec l’agent de quartier. Celui-ci fournit des informations qui sont diffusées vers les citoyens, tandis que les habitants font remonter vers la police le résultat de leurs observations, remarques, suggestions…
Ce qui permet d’accroître l’efficacité du travail policier, et de faire tomber quelques tabous au nom de la prévention bien comprise. Les citoyens n’hésitent plus à avertir le 101 d’un manège suspect, de la présence d’une bande qui commence à créer un trouble…
Une charte permet de poser des balises, de faire comprendre aux participants ce que la police attend, et ce qu’ils peuvent obtenir en retour. « Actuellement, il y a un PLP à Nivelles et cinq à Genappe, précise le chef de la zone de police, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman. Il n’est pas question de milices privées ou de rondes ! C’est un échange d’informations et de bonnes pratiques, et cela répond à une demande des citoyens. »
Ça fonctionne aux Jardins De Lalieux
En plus, si on en croit l’expérience menée depuis trois ans au sein du PLP des Jardins De Lalieux, dans le centre aclot, ça marche ! C’est pour cela que tant la Ville que la zone de police sont demandeuses de ce type d’initiatives, dans d’autres endroits de la cité aclote. Enthousiaste, le coordinateur, Christian Sonville est prêt à témoigner dans les réunions de quartier : « Il y a trois ans, on ramassait trois sacs de déchets chaque matin, vu la configuration de notre quartier avec des recoins, des endroits mal éclairés… Aujourd’hui, c’est un sac toutes les trois semaines. Nous avons aussi évité quelques cambriolages, et les incivilités se sont fortement réduites. Tout n’est pas parfait – nous sommes demandeurs de caméras – mais ça fonctionne. »
Les chiffres de la police semblent confirmer. En 2012, trois vols dans des habitations ont été constatés aux Jardins De Lalieux, qui compte une septantaine d’appartements et des commerces. C’est bien moins que dans d’autres quartiers de Nivelles. Plus rapidement appelés par des habitants désormais vigilants, les policiers sont intervenus 170 fois, dressant 51 procès-verbaux.
« Quand j’entends ou quand je lis des Nivellois se plaindre de l’insécurité, je réagis : arrêtez de râler, impliquez-vous ! Ce n’est pas que l’affaire de la police », conclut Christian Sonville.







