Où en est la trémie pour éviter le « bouchon Bultia » ?
Une trémie sous le Bultia pour sortir des engorgements de la N5. Des études complémentaires ont été commandées par le ministre Di Antonio. On n’évitera pas une aggravation des ralentissements durant les travaux.
Ministre wallon en charge des Travaux publics, Carlo Di Antonio (CDH), veut avancer dans l’exécution des projets inscrits à la déclaration de politique régionale (DPR) de son gouvernement. Parmi eux, la mise en œuvre de solutions pour la sortie sud de Charleroi. Des études sont en cours afin de connecter d’une part la N5 au périphérique R3, d’autre part pour résoudre le problème de la traversée du Bultia, qui donne lieu à la formation de files sur plus d’un kilomètre aux heures de pointe.
« Le choix sur le tracé du dédoublement n’est pas encore fixé, dit-on au cabinet. Même si l’option de relier le rond-point Ma Campagne au réseau autoroutier figure à la DPR, on veut prendre le temps d’affiner l’analyse. » Quant à la création d’une trémie sous la N5 pour éviter le « bouchon du Bultia », « des études complémentaires ont été commandées », vient de préciser le ministre Di Antonio en réponse à une question du député bourgmestre d’Ham-sur-Heure/Nalinnes Yves Binon (MR). Concrètement, le bureau d’ingénieurs-conseils Louis Engineering a été chargé d’en établir les scénarios et d’en chiffrer les coûts et les impacts.
Comme l’explique la responsable de la direction des Routes de Charleroi Kathleen Voyeux, le projet s’articule sur deux éléments. Primo, l’agrandissement du rond-point du Bultia. « Il apparaît que si cet aménagement est de nature à fluidifier le trafic, il n’est pas suffisant à absorber les ralentissements d’une circulation moyenne de 30 à 32.000 véhicules par jour dans les deux sens. » Secundo, la trémie sous le Bultia à deux fois une bande avec des dessertes latérales en surface. « Deux options ont été retenues : une trémie courte ressortant à hauteur du complexe sportif de Bertransart, une trémie longue jusqu’à l’élargissement de la N 5 à la sortie du quartier du Bultia vers Philippeville. Dans chaque cas, il faut valider la faisabilité technique et calculer les coûts d’expropriations et de déplacement des impétrants », indique la directrice.
L’étude doit aussi valider l’impact d’une combinaison entre les aménagements rond-point et trémie. Une nouvelle réunion du comité d’accompagnement devrait être convoquée dans les prochaines semaines. La bonne nouvelle, c’est que la mise en œuvre de ce chantier n’impose pas de dispositifs de déviation du trafic supralocal. « On ne fera toutefois pas l’économie de gros ralentissements pendant la durée des travaux avec un report partiel de la circulation sur les voies secondaires », confie Kathleen Voyeux. Il y a donc du pour et du contre. « Le dossier est déjà en débat depuis quatre décennies, rappelle-t-on au cabinet du ministre Di Antonio. Pas question de passer en force pour finaliser à tout prix. On prendra le temps qu’il faut pour faire le meilleur choix. » Après les élections de 2014 ?


