ArcelorMittal : prêts pour "l'épreuve de force"
Le gouvernement wallon a affiché mardi sa détermination après une rencontre avec les représentants des travailleurs d'ArcelorMittal à Liège. Il dit n'exclure aucune solution pour pérenniser l'activité industrielle. La manifestation a fait 4 blessés.
Le gouvernement wallon a affiché mardi sa détermination après une rencontre avec les représentants des travailleurs liégeois d'ArcelorMittal. Il dit n'exclure aucune solution à condition qu'elle garantisse la pérennité de l'activité industrielle et soit soutenable financièrement.
"Personne ne doit douter de notre détermination commune. Nous sommes prêts à une épreuve de force", a déclaré le ministre-président Rudy Demotte à l'issue de la réunion, entouré des des présidents de la FGTB-Métal de Liège et de la CSC-Métal, Fabrice Gomez et Jordan Atanasov.
L'exécutif régional et les représentants syndicaux ont affiché leur "unité d'objectifs", à savoir le maintien de l'outil industriel à Liège. Une task-force sera mise sur pied dès jeudi, associant les syndicats. Les mots "nationalisation" ou "portage public" ne sont pas utilisés dans la déclaration commune qui a suivi la réunion.
De violents affrontements, quatre policiers blessés
Des affrontements ont eu lieu en fin de matinée entre les policiers et des manifestants d’ArcelorMittal, à une centaine de mètres de l’Elysette, à Jambes.
Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants de pénétrer dans le périmètre de sécurité placé autour de l'Elysette. Les manifestants ont répliqué en lançant de nombreux pavés en direction des forces de l'ordre, qui ont également été contraintes de recourir à deux auto-pompes pour maintenir les travailleurs à distance. Des métallos ont ensuite essayé, sans succès, de forcer le barrage établi.
Les vitres de plusieurs commerces ont été brisées et plusieurs manifestants, ainsi que des policiers, ont été légèrement blessés dans les échauffourées. Les magasins aux alentours ont été fermés et barricadés.
Les travailleurs d'ArcelorMittal ont ensuite été refoulés, à grands coups d'auto-pompe, par les forces de l'ordre qui ont demandé des renforts.
Selon la police, il y a quatre blessés dans leurs rangs, dont un grave qui a été emmené à l'hopital.
Les manifestants demandent aux mandataires wallons "quelques minutes de courage politique pour interdire à d'autres terroristes industriels d'agir de la sorte", peut-on lire sur des calicots.
Demotte : « Nous traversons des heures sombres »
Le ministre-président de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, et le représentant du ministre wallon de l’Emploi, André Antoine, ont mentionné ce mardi les 1.300 emplois supprimés chez ArcelorMittal dans le bassin liégeois lors du lancement de « 2013, Année des compétences » à Gembloux, un plan qui vise à relever le niveau des compétences de la population.
« Dans les heures extrêmement sombres que nous traversons, le redéploiement économique n’est pas une option mais une obligation. L’emploi est une priorité. Et avec la situation actuelle vécue par le bassin liégeois, nous sommes au coeur du coeur de ce que notre société exige de nous », a indiqué Rudy Demotte.
Philippe Mattart, chef de cabinet du ministre Antoine, a souligné que la situation amenait à une pleine réflexion : « Cet événement qui nous a tous bouleversé nous rappelle que le marché du travail est complexe. Il y a des effets de structure, des problèmes de conjoncture, des problèmes rencontrés par un secteur tout entier ainsi que des difficultés rencontrées en terme d’adéquation des compétences. »
Le ministre-président Demotte et le représentant du ministre Antoine ont rappelé le bilan positif de l’année 2012. « Le taux de croissance de l’emploi est assez remarquable. On est revenu à un niveau comparable à 2008, mais les défis auxquels nous devons faire face sont préoccupants. L’heure n’est pas à l’autosatisfaction mais plutôt à un appel vibrant à la mobilisation », a ajouté Rudy Demotte.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Allez-y les gars, petter la vitre du petit marchand de chaussure du coin, ca relancera pas la siderurgie, mais vos copains d'AGC auront du boulot...
il parait que c'est des membre du PTB qui foute la m...(comme à BXL), et non pas les ouvriers ou les sindicats (pas un journalistes pour verifiers?) c'est vrai qu'avec un peu de reflexion: à qui profite le crime?
Les manifestants liégeois étaient encadrés par des policiers flamands à Namur. Le portfolio du journal Le Soir le confirme.











Le PTB ..... "fer de lance" des émeutiers?,pas vu....Christian Panier à Namur!!