« C’est un choix personnel »

Didier Albin
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Députée fédérale puis régionale de Charleroi, Véronique Salvi (CDH) met un terme ce jeudi à son cumul de mandats. « Rien ne m’obligeait à choisir entre les deux fonctions », dit-elle. Le Parlement wallon juge ce mercredi son projet de résolution relatif aux écrans LED.

  • <p>Députée régionale et échevine de Charleroi, la CDH Véronique Salvi quitte ce jeudi ses fonctions parlementaires pour se consacrer pleinement à Charleroi. © Belga</p>

    Députée régionale et échevine de Charleroi, la CDH Véronique Salvi quitte ce jeudi ses fonctions parlementaires pour se consacrer pleinement à Charleroi. © Belga

Entretien

Députée régionale et échevine de Charleroi, Véronique Salvi (CDH) quitte ce jeudi ses fonctions parlementaires à la Région wallonne et à la fédération Wallonie-Bruxelles pour se consacrer pleinement à sa ville. Bilan de son mandat et retour sur son cumul.

Échevine à temps plein, cela vous a-t-il été imposé par le nouveau bourgmestre ?

Pas du tout, c’est un choix personnel. Aucune règle de gouvernance ou d’accord de majorité n’interdit à un membre du collège d’exercer les mandats pour lesquels il a été élu. La preuve c’est que Paul Magnette a choisi de siéger comme sénateur-bourgmestre et qu’au terme de ses fonctions dans le gouvernement fédéral, Olivier Chastel pourra être à la fois député et échevin. Si j’ai décidé de remettre ma démission dans les deux parlements, c’est pour passer la main à mon suppléant Antoine Tanzilli que le PS refusait de voir revenir au collège.

Un engagement de cœur ou un choix financier ?

Sachez que si j’avais fait un calcul pour gagner le maximum, je serais restée parlementaire jusqu’au bout. Dans mon cas, l’intérêt est professionnel et humain pour mon colistier. C’est aussi le respect de mes engagements pris envers l’électeur.

Pourquoi avoir attendu fin janvier ? Les échevins PS ont démissionné le mois dernier…

Je voulais terminer ce que j’ai commencé, comme Paul Magnette pour sa réforme de la SNCB. Au parlement wallon, ma proposition de résolution sur les écrans LED est soumise au vote ce mercredi, c’est l’aboutissement d’un long travail dans lequel je me suis investie durant un an. Le déploiement de ces écrans lumineux est de la compétence des communes, j’estime qu’il faut la transférer à la Région wallonne dans un souci d’efficacité et de cohérence. Comme je suis également membre du bureau du parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles, j’assiste à mon dernier bureau convoqué le lendemain.

Quel est votre bilan au parlement wallon ?

J’y suis arrivée en 2009, après deux ans de présence à la Chambre des représentants où j’étais allée chercher le troisième siège CDH du Hainaut aux fédérales de 2007. J’y ai toujours défendu activement les intérêts de Charleroi, notamment en étant la première à porter le débat revendicatif sur le renouvellement de l’incinérateur nº3 de l’ICDI à Pont-de-Loup. Économie, emploi, mobilité et surtout affaires sociales ont été mes matières de prédilection.

Et au parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles ?

Pour y avoir été attachée parlementaire pendant près de 10 ans, c’est sans doute l’assemblée que je connais le mieux ! Je m’y suis opposée très souvent à la ministre Fadila Laanan en charge de la culture : la trajectoire budgétaire de Mons 2015 imposant des sacrifices à certains opérateurs culturels comme le musée de la Photo, il était important de veiller à ce que cela ne sanctionne ni leur fonctionnement ni leur mission. Gros dossiers audiovisuels, états généraux de la presse et des médias, dossiers liés au sport m’ont amené à de fréquentes interventions.

Quelle est selon vous la priorité nº 1 pour Charleroi ?

Remettre la ville en état de redevenir attractive pour accueillir de nouveaux habitants.

p. 5 le carrousel cdh

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