« Il n’y avait pas de perspectives à moyen terme »
Contacté par nos soins, Philippe Stuer, le nouveau directeur du marketing de Bozar, regrette la situation du Bozar Shop et salue le travail de son équipe durant cinq ans.
« C’est un secteur en régression, a-t-il précisé. Même avec des plans de restructuration et des pistes alternatives, ce projet n’offrait pas de perspectives à moyen terme pour repartir pour les 5 prochaines années. »
Pour Stuer, Jérémie Leroy, nouveau directeur financier de l’institution, ne peut être incriminé dans la fermeture du shop. « Il a fait valoir ses compétences de banquier et attiré l’attention sur les risques. Il a effectivement conclu qu’il n’y avait pas de possibilités à moyen terme, mais ce n’est pas lui qui a pris la décision, qui a été collégiale, lors d’une réunion avec Base Design (l’un des trois actionnaires employant les 5 salariés du shop, NDLR.). Paul Dujardin a joué son rôle de CEO, rappelant la nécessité du shop mais laissant exprimer à chacun ses compétences. Quant à moi, je trouvais que le projet cadrait plus ou moins avec celui de Bozar, mais il me fallait l’inscrire dans un management supérieur, sachant qu’aujourd’hui les attentes du public ont changé. »
Le Palais est ainsi déjà sur la balle pour trouver une alternative au Bozar Shop, sur une surface plus petite ou avec un agencement différent, incluant un lieu de rencontre et une cafétéria. Pour l’heure, les catalogues des expositions seront vendus dans le Hall Horta, qui accueillera aussi les dédicaces de CD après les concerts. « De ce point de vue, cela ne changera rien pour le public », conclut Stuer.







