Valloire La vallée de la Maurienne : plus authentique et… abordable
Au sud d’Albertville et à l’est de Grenoble, la vallée de la Maurienne serpente à travers un massif montagneux qui compte 18 stations de ski. Elles s’étendent de Saint-François Longchamp jusqu’à Bonneval sur Arc, charmant village situé en Haute Maurienne, tout au fond de la vallée avant l’Italie. Des stations qui offrent des paysages superbes et – fait non négligeable – qui sont nettement moins chères que celles que l’on trouve dans la vallée de la Tarentaise.
Deux explications toutes simples : les domaines skiables y sont moins vastes et la Maurienne s’est développée avec un retard de vingt ans par rapport à sa vénérable consœur. « Ici, nous n’avons ni l’offre, ni la prétention d’attirer la clientèle haut de gamme constituée par exemple de Russes ou d’Emirs qui caractérise la Tarentaise, affirme Alexandre Gros, le chargé de communication auprès de Maurienne Tourisme. Nous nous adressons davantage à une clientèle moyen de gamme avec des hébergements de type locatif en résidence ou en chalets privés. »
Mais avec la baisse du pouvoir d’achat qui a résulté de la crise un peu partout en Europe, la Maurienne voit apparaître une clientèle plus fortunée qu’à l’accoutumée, mais obligée de revoir ses prétentions à la baisse.
Voilà pourquoi les habitants du coin commencent à voir pousser en front de neige des résidences de grand standing, comme les Chalets de Flambeau à Val Cenis Vanoise, un hameau de huit chalets quatre étoiles que l’on doit à MGM, encore lui.
Pour l’achat d’un appartement, il faut compter entre 5.500 et 6.000 euros au mètre carré. Pour la revente d’appartements situés dans des résidences construites il y a une vingtaine d’années, les prix au mètre carré tombent à environ 3.000 euros (plutôt 4.000 si la résidence est située en front de neige).
S’ils sont de gros consommateurs de la Maurienne quant aux locations, les Belges y sont beaucoup moins propriétaires.
Dans cette Maurienne qui ne demande qu’à être découverte, une mention particulière doit être attribuée à Valloire, une charmante station qui compte 17 hameaux étagés entre 1.400 et 1.800 mètres d’altitude. Mille trois cents habitants y vivent à l’année et confèrent à ce vrai village de montagne une âme que beaucoup trop d’autres stations n’ont pas.
Les cyclistes auront bien sûr reconnu en Valloire le village qui se situe à la fois à l’arrivée du col du Lautaret (mais aussi de la Croix de Fer dont le sommet est situé à quelques kilomètres du centre) et surtout au départ du célébrissime et redoutable Galibier ! On signalera au passage que la station se prépare déjà activement à accueillir cette année le Giro (19-21 mai).
Les skis ou le vélo, c’est un peu pareil finalement : ça glisse…








