L’investissement-ski séduit le particulier

Paolo Leonardi
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Les vacances aux sports d’hiver attirent les Belges, réputés friands de poudreuse.  Acheter à la montagne est cher mais très tentant de nos jours. Beaucoup de produits s’y développent.

  • © D.R.
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Les vacances de Carnaval ne sont plus très loin et déverseront, comme chaque année, des dizaines de milliers de Belges à la montagne. Parmi eux, beaucoup aimeraient posséder un chez soi au pied des pistes.

Pour ceux qu’une acquisition intéresse, qu’ils sachent une chose : le marché n’attend qu’eux. « Si nos prédécesseurs rétorquaient aux clients mécontents qu’ils pouvaient toujours aller voir ailleurs, les agents immobiliers de ma génération leur déroulent aujourd’hui le tapis rouge, soutient Gabriel Mingeon, 43 ans, qui possède plusieurs agences, dont les « Arcs Immobiliers » à Arcs 1950. Les acheteurs sont exigeants mais on doit les comprendre car investir à la montagne, c’est beaucoup d’argent ! On leur doit le respect car si une station se développe, c’est avant tout grâce à eux… »

Autant de considération de la part d’un homme dont le métier est de monnayer des briques est motivée en grande partie par une démarche commerciale. Mais l’agent immobilier tient à nous préciser un détail. « Nous sommes là pour vendre, je mentirais si je disais le contraire, mais acheter à la montagne, cela représente bien plus que devenir propriétaire : c’est écrire une histoire avec ses enfants et ses petits-enfants, soutient-il. C’est souvent pour la descendance, plus que pour eux-mêmes, que les acheteurs franchissent un jour le pas. Pour arracher une vente, nous ne devons surtout pas leur donner l’impression qu’on vend un produit immobilier mais qu’on est des ambassadeurs de notre belle montagne. On doit leur donner envie de préférer un petit chez soi à un grand chez les autres ! »

Beaucoup de stations françaises qui ont vu le jour dans les années 70 doivent aujourd’hui consentir un important effort de rénovation pour continuer à plaire. Car la concurrence des pays de l’Est (la Bulgarie, notamment) est, paraît-il, très sérieuse en ce qui concerne l’offre ski. « Pour nous autres agents immobiliers de Paradiski (NDLR : méga-domaine qui regroupe Les Arcs, Peisey-Vallandry et La Plagne), il est primordial que nos clients ne partent pas plus loin que la vallée de la Maurienne située à deux heures d’ici !, plaisante (mais à moitié seulement) Gabriel Pingeon. Pour cela, il faut que notre offre d’hébergement reste à la hauteur et que le service soit d’une grande qualité. »

Voilà pourquoi dans les stations montées de toutes pièces, mais aussi dans les authentiques villages dont on souhaite qu’ils préservent leur âme pendant encore cent ans, des projets de construction fleurissent de toutes parts comme les crocus dès après la fonte des neiges.

Signe des temps, les résidences de tourisme qui sortent aujourd’hui de terre ne le font plus sans leur centre de bien-être, où l’on descend désormais bien avant la tombée du jour. L’explication de ce phénomène est simple : de nos jours, nous passons moins de temps sur les pistes, à peine quatre heures par jour, mais tout en skiant davantage que par le passé. CQFD…

Osez la rencontre !