Elio Di Rupo : « L’Europe doit protéger nos intérêts ! »
Le premier ministre a annoncé à la Chambre que le ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt avait désigné un consultant et une banque d’affaires dans le cadre du dossier ArcelorMittal.
Après leurs collègues wallons, mercredi, les députés fédéraux ont exhorté, jeudi, le Premier ministre Elio Di Rupo (PS) à faire en sorte que le gouvernement fédéral épaule le gouvernement wallon et les syndicats dans l’élaboration d’un plan industriel qui permette de relancer l’activité économique en région liégeoise, après la fermeture d’ArcelorMittal. Tous se disent persuadés que l’acier offre encore des possibilités de développement dans la région. Parmi ces parlementaires, la députée-syndicaliste SPA, Meryame Kitir, qui était intervenue en larmes à la tribune, à l’annonce, en octobre, de la fermeture de Ford-Genk.
Elio Di Rupo a répondu qu’après le refus de M. Mittal d’ouvrir la moindre piste de solution pour Liège, les autorités belges étaient « forcées » de présenter un plan industriel alternatif afin de sauver l’emploi. Il a annoncé que le ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), avait désigné un consultant industriel et une banque d’affaires, dans la perspective de trouver un repreneur.
À cet égard, le Premier ministre a indiqué que le gouvernement examinerait la possibilité de modifier la procédure de la « loi Renault », afin de laisser le temps nécessaire à une reprise éventuelle d’activités des sites par d’autres entreprises.
Au niveau européen, le ministre Marcourt a, par ailleurs, avec ses collègues français, Arnaud Montebourg, et luxembourgeois, Etienne Schneider, demandé au commissaire à l’industrie d’accorder « une attention particulière » à la stratégie d’ArcelorMittal en Europe. Une réunion regroupant le commissaire et les ministres de l’Economie des pays concernés par la politique sidérurgique est programmée pour le 12 février.
Entre-temps, au prochain Conseil européen des 7 et 8 février, consacré au commerce international, Elio Di Rupo aura eu l’occasion – comme il s’y est engagé devant les députés – de répéter que l’Europe « doit protéger nos intérêts », face, entre autres, à l’importation de biens par des entreprises qui bénéficient d’aides d’Etat dans leur pays d’origine.
« J’y insisterai une nouvelle fois, a conclu le Premier ministre, sur la nécessité d’une vraie politique industrielle européenne. Les secteurs traditionnels peuvent évoluer grâce à l’innovation technologique et la formation des personnels ».
Vos réactions
Voir toutes les réactions C'est bien là que tout se joue, la CE n'a pas été investie par Wall Street sans raison. Nous sommes pris entre le marteau - l'émission monétaire massive de la zone dollar (Fed, BoE et BoJ) dont les financiers s'emparent de nos économies - et l'enclume - les accords de "libre"-échange qui nous obligent à importer les produits des colonies de Washington. Les médias hurlent que l'euro est trop haut, c'est faux, c'est le dollar qui est dévalué artificiellement. Nous voilà coincés, non pas par l'austérité, mais par des conditions financières et commerciales qui nous tuent.
A mon avis, il n'y a pas d'autre option que de travailler autant en gagnant moins...ou plus en gagnant autant, d'une manière ou d'une autre, si d'autres sont plus compétitifs que nous, il faudra s'adapter ou mourir. Mais cela aucun homme politique n'ose le défendre devant son electorat. Il faut que les citoyens prennent conscience qu'il faut faire face à une crise, et que la contourner nous plongera encore plus profond lors de la suivante.
Cause perdue Tout cela n'a aucun sens. Beaucoup parlent du déclin de l'"Europe". Or, depuis de nombreuses années déjà, nous avons plongé bras croisés dans le précipice. Nul ne changera quoi que ce soit. Le vent tourne et cette fois, il est clairement en notre défaveur,et à long terme. Un investisseur ne s'engagera jamais sans garanties...et garantir quoi que ce soit aujourd'hui revient à glisser la tête dans un noeud coulant. Il est trop tard, l'outil est peut-être encore performant, tout comme le personnel doit l'être lui aussi, et ce quel que ce soit le niveau hiérarchique. Mais soyons lucides, la demande n'a jamais été aussi faible, que ce soit au niveau du rond, du plat ou de tout autre produit. La crise a amputé les budgets, postposé de nombreux projets, réduit d'autres aux oubliettes. Ayant personnellement vécu deux fermetures, et je n'ai que 35 ans, je suis persuadé que la solution est ailleurs. Bienvenue en Europe. Terre d'accueil.
hier Marcourt allait chercher les consultants, ce matin les consultants n'étaient pas intéressés car étant déjà les clients de Mitttal, ce soir Marcourt a "désigné" un consultant et une banque d'affaires, suite au prochain article.








C'est pas moi,c'est l'Europe.........