Di Rupo pour une coalition PS, Ecolo et Défi

©Sylvain PIraux / Le Soir
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Ce que veut Elio Di Rupo, c’est changer de gouvernement fédéral. Pour le président du Parti socialiste, « c’est urgent » car, dit-il « La pauvreté est en train de se développer d’une manière vertigineuse. » Et pour cela, le PS se sent en capacité de rassembler autour de lui une « coalition progressiste » . Dans celle-ci, Elio Di Rupo inclut Ecolo et Défi, « à Bruxelles et en Wallonie » . Et de poursuivre  : « Si on réussit à faire ce pôle de progrès, il se présentera au fédéral aussi. Commençons par y voir clair au niveau des francophones et nous aurons tout le temps de discuter avec nos collègues flamands. »

On n’y trouve en revanche trace ni du PTB, ni du CDH. « Le CDH, je dois vraiment expliquer pourquoi ? », questionne le président socialiste, avant de préciser  : « Je ne suis pas en train de mettre des exclusives, mais le CDH répète à l’envi qu’il veut poursuivre l’expérience désastreuse à la Région wallonne. »

Concernant le PTB, la justification apportée est que « le PTB n’est malheureusement pas une solution. Tout un temps, Raoul Hedebouw a dit :“ pas de participation gouvernementale”, puis il se rend compte que ce n’est pas bon notamment à l’égard des syndicats, alors il dit “oui mais, oui mais…”  » Une situation dont Elio Di Rupo tire la conclusion suivante  : « Ça veut dire que les voix sont perdues. Toutes celles et ceux qui voteront pour le PTB voteront indirectement pour la reconduction de la coalition MR-N-VA. »

Le président du PS se défend toutefois d’avoir entamé des négociations  : « Je n’en suis pas à ce stade. La parole est aux citoyens. On verra en fonction des résultats. »

►Retrouvez l’intégralité de l’entretien avec Elio Di Rupo sur Le Soir+.

 
 
 
 
 
 

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