Les policiers envisagent des actions de protestation pour exiger de meilleures conditions de travail

©Belga
©Belga

Quand un policier tombe, comme cela a déjà été le cas à trois reprises depuis le début de l’année, « il est évidemment de bon ton pour le ministre de l’Intérieur de remercier les policiers pour le travail effectué au quotidien dans des conditions souvent bien difficiles, mais il lui est plus difficile d’engager les mesures nécessaires afin de permettre à ces mêmes policiers de travailler dans des conditions optimales de sécurité et de bien-être ». Dans une carte blanche publiée sur « Le Soir », Eddy Quaino, permanent syndical (CGSP Admi), donne le ton de la réunion de mercredi 12 au cours de laquelle les représentants des policiers rencontreront le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA) pour lui faire part de leurs griefs.

Une réforme trop floue

Les sujets qui fâchent sont nombreux : pensions, congés pour maladie, manque de personnel... Surtout : une réforme du statut disciplinaire du policier, aux contours encore flous, qui est pour l’instant rejetée par tous les syndicats du secteur.

Si le gouvernement ne mettait pas de l’eau dans son vin, des actions de protestation (la possibilité de semaines sans infliger d’amendes) seront envisagées. « Très clairement », selon le Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS) ; « C’est la prochaine étape », prévient la CSC. Au syndicat libéral (SLFP), « on attend de voir de quel bois se chauffe le ministre ».

A lire sur Le Soir+: les détails des sujets qui fâchent les policiers et la carte blanche d’Eddy Quaino

 
 
 
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La ministre refuse, pour l’instant, d’évoquer la «
solution ultime d’un délestage
».

    Chez Marghem, la meilleure défense, c’est l’attaque

  2. Marie-Christine Marghem.

    Pénurie d’électricité: pourquoi la ministre Marghem n’a rien vu venir

  3. Chez André Kettel, l’essentiel des 400 porcs est confiné. Seuls quelques truies et porcelets ont encore le droit de vivre à l’extérieur. En attendant l’abattage.

    Peste porcine: le secteur agricole encaisse mal la décision d’abattre 4.000 porcs «sains»

Chroniques
  • L’intervention en Libye, la pire erreur de ce début de siècle

    Et ça continue.

    Contrôlée par l’opposition anti-Macron la commission d’enquête sénatoriale tire, aussi longtemps qu’il est possible, la pelote de l’affaire Benalla. C’est de bonne guerre.

    Démocratiquement c’est, en outre, un progrès car jamais, jusqu’à présent, une opposition n’avait obtenu si rapidement la mise sur pied d’une commission parlementaire susceptible d’enquêter sur les turpitudes supposées du pouvoir.

    On est cependant en droit de s’interroger : depuis deux mois, donc, le Landerneau médiatico-politique résonne de l’écho considérable, disproportionné, donné à ce dysfonctionnement, hautement condamnable, mais que Jacques Chirac aurait qualifiée « d’affaire de cornecul ».

    Une lenteur interpellante

    ...

    Lire la suite