Communales 2018: deux candidats rwandais au coeur d’une polémique

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La publication des listes électorales suscite un certain émoi au sein de la communauté rwandaise. Plusieurs candidats portent en effet des noms qui pèsent lourd dans la mémoire des victimes : ils sont fils et filles de personnalités de l’ancien régime tenues pour responsables du génocide de 1994 et qui ont été depuis lors accueillies en Belgique. Si la nouvelle génération ne peut évidemment pas porter le fardeau des crimes de la précédente, deux candidats ont pour particularité d’être membres d’une association, « Jambo ASBL » que les victimes du génocide jugent avec sévérité.

Dans ses nombreuses publications, disent-elles, Jambo News place sur le même pied la critique, – au nom des droits de l’homme – des agissements du régime de Kigali avec les crimes contre l’humanité commis voici 25 ans. La polémique a été relancée par le fait qu’une personnalité comme Gustave Mbonyumutwa, qui préside Jambo News, s’est retrouvée sur une liste de Défi dans le village de Saint-Georges, avant d’en être retiré. Mbonyumutwa est un nom qui pèse au Rwanda : Shingiro Mbonyumutwa fut un acteur clé du parti MDR, et participa à son aile extrémiste, celle du « hutu power ».

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