ArcelorMittal : jusqu’à 1,6 milliard d’euros pour l’assainissement des sites

Gaëlle Moury et Belga
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La task force mise en place pour envisager toutes les possibilités permettant de sauvegarder les outils sidérurgiques à Liège s’est réunie pour la première fois ce lundi après-midi. Une réunion qui a permis de « mettre les choses en place ».

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Les coûts de l’assainissement et de la réhabilitation des sites de la phase liquide à Liège se situent entre 600 millions et 1,6 milliard d’euros, selon des chiffres avancés par la Spaque et cités lundi par Jordan Atanasov, président de la CSC Metal Liège, à l’issue de la première réunion de la task force ArcelorMittal à Bruxelles.

La task force a été mise en place pour envisager toutes les possibilités permettant de sauvegarder les outils sidérurgiques à Liège. Elle a réuni des représentants des gouvernements fédéral et wallon, organisations syndicales, Forem, Sogepa, Spaque, acteurs locaux, représentants de la banque d’affaires Degroof et consultants du bureau Roland Berger, désignés vendredi pour assister le gouvernement wallon dans sa recherche de solutions à la fermeture annoncée par ArcelorMittal.

Une réunion courte mais efficace

« La réunion a été courte, mais elle a permis de mettre les choses en place », rapporte Jordan Atanasov, président de la CSC Metal Liège.

« Le ministre Marcourt a rappelé les missions de la banque Degroof et des consultants, précisant bien que toutes les pistes sont ouvertes, autant la possibilité d’une reprise que d’un portage. » Les aspects industriels et sociaux ont été abordés. « La Spaque (société wallonne spécialisée dans la réhabilitation de friches industrielles et de décharges, NDLR) a également évoqué les coûts de l’assainissement et de la réhabilitation des sites de la phase liquide, qui se situent entre 600 millions d’euros et 1,6 milliard d’euros », précise le syndicaliste.

Trouver des solutions pour maintenir l’activité à Liège

Après la désignation d’un consultant vendredi, la task force wallonne se réunissait pour la première fois ce lundi au cabinet du ministre wallon de l’économie. Le but : trouver un repreneur et envisager une solution pour maintenir l’activité liégeoise.

Les syndicats refusent la fermeture partielle décidée par ArcelorMittal. Il faut donc convaincre Mittal de céder les outils, ce qu’il refuse jusqu’à présent. C’est à ce problème qu’on cherche une solution pour maintenir l’activité sidérurgique à froid et à chaud dans le bassin liégeois.

Une prochaine réunion fin février

La décision de créer une task force avait été prise lors de la rencontre entre les ministres fédéraux et wallons et les syndicats le 25 janvier.

Une nouvelle réunion plénière est prévue pour fin février. D’ici-là, des groupes de travail thématiques seront mis en place pour étudier des problématiques spécifiques.

Vos réactions

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20. LotusLover dit le 05/02/2013, 10:26

@Michael: c'est un peu moins simple, car les lois ont évolué et il ne devra pas payer pour les pollutions anciennes mais il devra quand même payer une bonne partie car, comme vous le dites, il a repris les obligations de ses prédécesseurs. @Buba: jusqu'à preuve du contraire MITTAL est solvable. Il a encore des usines en Europe. Il est très simple d'exécuter un jugement belge n'importe où en Europe. En dehors de l'Europe, c'est un peu plus compliqué mais pas infaisable. En outre, même s'il n'avait plus aucune usine en Europe, on peut toujours saisir les sommes qui lui sont dues (quand il vend son acier à VW, par exemple, on peut faire une saisie-arrêt en mains de VW).

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19. LotusLover dit le 05/02/2013, 10:20

Quel est le rapport entre le coût de l'assainissement et la sauvegarde des emplois? Envisagerait-on de renoncer à tenter de faire payer l'assainissement à Arcelor Mittal s'il accepte de reporter (par exemple à la prochaine législature, les hommes politiques en place, c'est bien connu, se moquent des problèmes de leurs successeurs) les fermetures annoncées? Si c'est le cas, c'est un véritable scandale: déjà que nous allons devoir financer le démantèlement des centrales nucléaires (en dépit des monstrueux bénéfices des électriciens), le contribuable devra payer pour assainir ArcelorMittal. Il est certain, dans ces conditions, que MITTAL va sûrement accepter ce nouveau cadeau en échange de quelques promesses qu'il s'empressera de ne pas tenir.

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18. Mlchael dit le 05/02/2013, 09:29

A buba: d un point de vue légal quand on reprend une entreprise on reprend TOUT son passif, donc c est a mital a dépolluer les 200 ans d activité sidérurgique. Maintenant en voyant ce qu a fait ce guguss sur d autre site fermé en Belgique et en Europe, je doute qu il dépollue, donc si c est pour devoir le faire nous même au final, confisquons l usine a titre conservatoire.

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17. buba dit le 05/02/2013, 09:19

Je continue: ces installations sont elles encore performantes: car, de reprise en reprise, apres mises a larret, puis greves et entretien minimum, on peut en douter... En ce qui concerne la depollution, il ne faut pas oublier quavant Mittal, il y a eu Usinor, Cockerill qui ont participe de longues annees, et M ne va pas payer pour les autres... A mes yeux la seule chose a faire est de renforcer le centre de recherches pour pouvoir mettre au point de nouveaux produits le plus vite possible, et ceux la pourraient alors etre faits localement, car avec haute valeur ajoutee. Mais tout cela prend du temps, et Degroof et le bureau conseils ont juste a facturer leurs heures prestees...pour annoncer quoi?

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16. buba dit le 05/02/2013, 09:09

Comment faire confiance encore a Marcourt et sa bande: il a deja paye des etudes quil met au placard quand la reponse ne lui convient pas...il a loupe laide europeenne pour le raccordement au rail de Bierset...et pas de sanctions, et la presse oublie ca aussi vite quelle lecrit, mais ce sont nos impots ( au tarif plein, et pas de notionnels la ) qui partent en fumee. Maintenant voyons la realite en face: en admettant quun repreneur soit trouve, ou vatil acheter lacier a transformer: pas chez Mittal bien sur, et chez dautres hypothetiques fournisseurs le prix ne pourrait pas etre acceptable, car transport de nouveau... meme si lacier est produit sur place comme cetait le cas, les couts de production sont trop eleves car penalises par le cout prohibitif des matieres premieres; cest bien pour ca que Mittal arrete les frais, sans parler de la surcapacite de production par rapport au marche ( voir Genk, Opel, Renault etc etc )

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