RDC: trois morts jeudi dans l’est, 49 meurtres en août

Photo prétexte © AFP
Photo prétexte © AFP

Trois personnes ont été tuées jeudi dans l’attaque d’un convoi de véhicules dans l’est de la République démocratique du Congo, où des experts ont enregistré 49 meurtres en août, en recul par rapport à juillet.

Le dernier incident en date a eu lieu dans la province du Nord Kivu au nord de Goma : « Le convoi des véhicules a été attaqué dans le parc des Virunga à quelque deux km de Kibirizi par les Maï Maï (groupe armé) Mazembe », a déclaré à l’AFP un responsable de l’administration locale, Kakule Silusawa.

Le bilan est de trois morts dont un militaire et de trois blessés, a-t-il ajouté.

« Il y a eu échange des tirs, nous continuons à les poursuivre dans le parc National des Virunga », a ajouté un porte-parole de l’armée à Kibirizi, le colonel Joseph Banga.

49 meurtres en août

Le groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New York a recensé jusqu’à 132 groupes armés ou milices dans les deux Kivus.

En août, 49 meurtres ont été enregistrés dans les deux Kivus, en recul de 18 % par rapport au mois de juillet, selon le dernier « baromètre » du GEC publié jeudi.

Plus de la moitié des personnes tuées -27- ont été recensées dans le territoire de Beni par ailleurs en proie à une épidémie d’Ebola depuis le 1er août.

«  Autour de la ville de Beni, les attaques du groupe rebelle ougandais Allied Democratic Forces (ADF) se sont intensifiées malgré le développement de la maladie à virus Ebola », note le GEC.

Les observateurs révèlent également que « les cas de vols à main armée par les FARDC (armée régulière) ont augmenté en ville de Beni ».

Le « baromètre » souligne aussi l’action de l’armée régulière face aux groupes armés dans deux autres territoires du Nord Kivu, le Rutshuru et le Masisi.

Région de hauts plateaux et de lacs densément peuplée, les deux provinces du Nord et du Sud-Kivu connaissent des troubles depuis la fin du génocide rwandais en 1994 et le renversement de l’ex-maréchal Mobutu en mai 1997.

 
 
 
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La ministre refuse, pour l’instant, d’évoquer la «
solution ultime d’un délestage
».

    Chez Marghem, la meilleure défense, c’est l’attaque

  2. Marie-Christine Marghem.

    Pénurie d’électricité: pourquoi la ministre Marghem n’a rien vu venir

  3. Chez André Kettel, l’essentiel des 400 porcs est confiné. Seuls quelques truies et porcelets ont encore le droit de vivre à l’extérieur. En attendant l’abattage.

    Peste porcine: le secteur agricole encaisse mal la décision d’abattre 4.000 porcs «sains»

Chroniques
  • L’intervention en Libye, la pire erreur de ce début de siècle

    Et ça continue.

    Contrôlée par l’opposition anti-Macron la commission d’enquête sénatoriale tire, aussi longtemps qu’il est possible, la pelote de l’affaire Benalla. C’est de bonne guerre.

    Démocratiquement c’est, en outre, un progrès car jamais, jusqu’à présent, une opposition n’avait obtenu si rapidement la mise sur pied d’une commission parlementaire susceptible d’enquêter sur les turpitudes supposées du pouvoir.

    On est cependant en droit de s’interroger : depuis deux mois, donc, le Landerneau médiatico-politique résonne de l’écho considérable, disproportionné, donné à ce dysfonctionnement, hautement condamnable, mais que Jacques Chirac aurait qualifiée « d’affaire de cornecul ».

    Une lenteur interpellante

    ...

    Lire la suite