Les « Cow-boys » du photovoltaïque répondent à Nollet

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La semaine dernière, Jean-Marc Nollet invitait le public à ne pas tomber dans le panneau des « cow-boys » du secteur photovoltaïque, qui utilise des promotions « bassement mercantiles ». Green Energy 4 Seasons lui répond.

La carte blanche.

« Suite aux propos offensants et diffamants tenus par les ministres Nollet et Demotte dans les colonnes de l’Avenir et du Vif vendredi dernier, en tant que dirigeants d’une société leader du photovoltaïque en Wallonie, il nous paraît opportun de réagir. La colère du ministre Nollet envers ce qu’il qualifie de « cow-boys du photovoltaïque » faisant de la promotion commerciale avant le prochain changement de réglementation, ce qu’il a par ailleurs traité de « bassement mercantile » dans une lettre adressée récemment au secteur, est inacceptable. Tout comme le sont les propos du ministre Demotte accusant certains acteurs de « jouer sur l’émotivité du public » et « de mettre dans la balance les risques sur l’emploi ».

Ces déclarations démontrent la méconnaissance de la réalité du terrain qu’ont les politiques. Très inquiétant à la veille de la prise de décisions importantes pour l’avenir du secteur. Depuis plusieurs semaines déjà, les politiques envisagent de réduire de manière importante, on parle d’au moins 40 %, les certificats verts octroyés aux particuliers qui investissent dans le photovoltaïque. Pour éviter tout effet d’aubaine, le gouvernement veut aussi anticiper la date de ce changement. Sans toutefois que le ministre Nollet ne précise quand. Mettant ainsi le feu aux poudres et engendrant le regain d’activité commerciale actuel qu’il déplore. Car en effet, l’enjeu est d’importance. On parle de minimum 5.000 euros pour une installation de taille moyenne. Et cela pourrait être bien plus si la réduction est plus importante comme l’envisagent certains ministres.

Dès lors, donner cette information au public, ce n’est pas jouer sur son émotivité, c’est être honnête et l’informer correctement et à temps. Soit avant le changement. L’impact de ce changement sur l’emploi va aussi être de taille. Contrairement à ce que prétend le ministre Nollet. Et d’autant plus si le changement est anticipé avant le salon Batibouw. Quel désastre commercial d’ailleurs pour les entreprises qui ont déjà investi des montants conséquents pour participer à ce grand rendez-vous annuel. En vain… Ce que met en évidence le ministre, c’est que tout changement de réglementation est précédé, logiquement, d’une période commerciale plus intense. Ce qu’il oublie de mentionner, c’est que tout changement est aussi suivi d’une longue période de disette commerciale.

Ainsi, l’année 2011 si propice au développement du photovoltaïque, s’est suivie d’une contraction des carnets de commande de plus de 30 %. Et on peut s’attendre à ce qu’il en soit encore ainsi voire plus après le prochain changement annoncé. Le ministre Demotte semble nier la menace que cela représente sur l’emploi. Tenir de tels propos de la bouche du ministre-président de notre région est scandaleux alors que cette année déjà de nombreuses personnes ont perdu leur emploi dans le secteur. Tel grand acteur n’a-t-il pas licencié près de 20 personnes sur 80 en septembre dernier ? Tel autre n’a-t-il pas déjà licencié une trentaine de commerciaux ? Ce ne sont pas des menaces. Ce sont des faits. Le secteur du photovoltaïque en Wallonie représente 3000 emplois.

Répartis entre quelques centaines d’acteurs. Les pertes d’emploi déjà en cours sont donc morcelées. C’est donc évidemment moins spectaculaire que les dramatiques pertes d’emploi annoncées en une fois chez Arcelor Mittal. Mais la menace qui pèse sur le secteur photovoltaïque est tout aussi importante. On parle de plus de la moitié des emplois menacés. Soit 1500 emplois.Alors plutôt que des propos dénigrants lâchés en presse par nos éminences politiques, ce que réclame le secteur, c’est une politique forte, construite, pour le développement à court et moyen terme de ce secteur d’avenir que sont les énergies renouvelables. Ne parlions-nous pas d’y générer 30.000 emplois ? Avec quelle politique ?

Ce que réclame Green Energy 4 Seasons, leader du photovoltaïque en Wallonie, c’est le maintien de la date prévue au 31 mars pour le changement de réglementation. Avec pour la suite une réduction raisonnable du nombre de certificats verts. Cela permettra de maintenir un intérêt économique pour le particulier qui désire investir, de développer des solutions financières facilitant l’accès même aux revenus plus modérés et in fine, de garantir le maintien de l’emploi dans notre région déjà si durement touchée. »

Patrick Maniquet, Directeur Général

Benoit Fosséprez, Directeur Opérationnel

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7. Mundele dit le 06/02/2013, 04:18

Les certificats verts du photovoltaïque ou de tout autre bidule "énergie" c'est simplement comme les bons de réductions des grandes surfaces, un attrape-nigaud !

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6. jlf dit le 05/02/2013, 20:54

C'est pas mal quand même d'investir dans un secteur non délocalisable, et qui génère des emplois, en plus pas de dépendance aux matières premières venant d'ailleurs. Ce qui est tout aussi bien, c'est l'indépendance énergétique!!! reste la fameuse empreinte écologique, chère aux verts. Et soulager la charge des factures électriques des ménages pas mal non plus, d'autant qu'on peut éventuellement même réduire la facture des énergies fossiles . Ils ne savent pas ce qu'ils veulent et doivent s'ennuyer dans leurs bureaux. Ca va être très compliqué de faire autrement que de déposer un bulletin blanc dans l'urne en 2014.

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5. RackamLeRouge dit le 05/02/2013, 18:11

Idem pour les voitures diesel dites écologiques. Différence de prix avec le modèle essence... ben celui de la prime. Si bien que le client ne fait que voir passer la prime, croyant faire une bonne affaire... Un peu comme les soldes d'ailleurs, les gens achètent plein de vêtements durant les soldes pour faire des affaires, et jettent par la même occasion leurs anciennes fringues, alors encore presque neuves... plutôt que d'acheter quand le besoin se fait réellement sentir !

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4. Tcherry dit le 05/02/2013, 17:47

@Thamos. Je crois que vous avez tout dit.. Pour illustrer, en 1999 en achetant ma première voiture j'ai choisi le LPG. Cout de l'installation 60000 BEF (1500 EUR). Quelques mois plus tard, aides publiques pour inciter les gens à utiliser le LPG. Coût de l'installation presque momentanément modifiée: 80 000 BEF! Le montant de l'aide? ben 20 000, vous l'aurez compris...

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3. Thamos dit le 05/02/2013, 17:07

Encore un magnifique jeu de dupes: le politique promet la lune pour satisfaire le partenaire Ecolo, l'industrie saute sur le truc et demande le prix fort car la subsidiation est telle qu on peut y aller. Mais voilà les caisses sont vides, alors la Région commence par supprimer les primes et réduction d' impôts. Ok l industrie ajuste les prix, ce qui démontre à quel point les prix étaient gonflés. A présent les caisses sont encore plus vides et le politique parle de réduire le prix des CV. Et l industrie dit que là ça ne pass eplus. Ce qui proouve que ce moyen de production n est pas viable. Vous allez voir le bordel dans 10 ans pour le démentellement de ces panneaux...

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