ArcelorMittal : entre 683 millions et un milliard pour la réhabilitation des sites
La Spaque évalue le coût de la réhabilitation des sites de la phase à chaud liégeoise. Les résultats sont attendus dans un mois après une nouvelle réunion de la « task force ».
La réhabilitation des sites de la phase à chaud liégeoise coûterait entre 683 millions et un milliard d’euros selon la Spaque (société wallonne spécialisée dans la réhabilitation de friches industrielles et de décharges, NDLR).
Pour empêcher la fermeture partielle d’ArcelorMittal, les syndicats doivent convaincre M. Mittal de trouver un repreneur des activités des phases à chaud et à froid de la sidérurgie liégeoise. Ce qu’il refuse à présent.
Après la désignation d’un consultant vendredi, la « task force » wallonne se réunissait pour la première fois ce lundi au cabinet du ministre wallon de l’économie.
À l’issue de cette réunion, la Spaque annonçait un montant situé entre 600 millions et 1,6 milliard d’euros. La société de réhabilitation a été chargée de « continuer l’évaluation des périmètres à réhabiliter et du coût de leur réhabilitation dans le cadre des fermetures annoncées pour la phase à froid. »
Les sites concernés, Seraing, Ougrée et Chertal, représentent 307 hectares selon les documents en possession de Spaque. Leur réhabilitation en cas de réaffectation à vocation industrielle est estimée à 683 millions d’euros. Si le site devait accueillir de l’habitat, la réhabilitation coûterait un milliard d’euros.
« Étant donné que la phase à chaud a accueilli, successivement, plusieurs cokeries à Seraing et Ougrée réparties sur l’ensemble du site, l’estimation du montant de la réhabilitation se base sur le coût au m2 de la réhabilitation d’une cokerie comme celles de Flémalle et de Tertre, réhabilitées par Spaque », précise la société.
Les résultats finaux de l’évaluation de la Spaque seront rendus dans quatre semaines.
Une nouvelle réunion plénière est prévue pour fin février.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Le travail est honni. Je vois ici que le travail est honni par certains. Le déclin wallon n est pas au bout de sa course. Il faudra un changement de mentalité pour remonter à la surface. Une ou deux générations minimum.
2. Mencken dit le 05/02/2013, 21:05 Vous vous offrez comme kapo pour ce travail forcé? Je pressens que vous en éprouveriez une certaine aptitude en même temps qu un certain plaisir.
« ArcelorMittal Finance and Services Belgium» a permis à Mittal d'abuser des intérêts notionnels. Est-on bien sûr qu'il n a pas organisé, à travers une autre ingénierie sociétale, une insolvabilité de la société qui aurait la propriété du fond, de manière à éluder toute responsabilité écologique? Quod non, tout ceci pourrait lui en donner le sens de l urgence... Au pouvoir public de le prendre de court... et de prendre toutes les mesures conservatoires.
Serieusement. La Wallonie compte des centaines de sites industriels abandonnés. La Wallonie compte aussi un grand nombre de chômeurs de longue durée. Vous voyez le problème? Sans rire, je crois qu'un vrai gouvernement (pas celui du fantoche actuel) remettrait les gens au travail sur le long terme. Le courage politique, le vrai, manque terriblement.








Réhabilitation? Ce n'est pas demain la veille que Mittal(propriétaire) va quitter les lieux,il faut s'attendre à de longues procédures judicières et à du...."marchandage" entre les diverses parties aux frais du contribuable wallon,à moins que Marcourt nous présente......l'invité surprise!