Les métallos à Strasbourg : « Il y a un problème avec l'industrie en Europe »
Travailleurs et représentants syndicaux vont plaider devant le parlement européen le sauvetage de la sidérurgie liégeoise. De son côté, ArcelorMittal a clôturé l’année 2012 dans le rouge.
Quelque 1.500 salariés d'ArcelorMittal de Belgique, de France et du
Luxembourg se rendent au Parlement européen de Strasbourg pour défendre l'avenir de la sidérurgie en Europe. Une vingtaine de cars, partis tôt le matin de Liège avec environ 1.200 à 1.300 personnes, étaient attendus en début d'après-midi à Strasbourg, a indiqué Jean-Luc Rader, secrétaire régional du syndicat belge FGTB Métal. Ils ont rendez-vous avec des des travailleurs du site français de Florange (Moselle) et de Schifflange (Luxembourg) notamment.
Au parlement européen de Strasbourg, une délégation des travailleurs d’ArcelorMittal va rencontrer des députés européens et le commissaire européen à l’Industrie. Les sidérurgistes comptent aussi être reçus en fin de journée par le président du Parlement, Martin Schultz.
Les sidérurgistes venus de Belgique, France et de Luxembourg vont également se rassembler à proximité du Parlement européen. Aucune manifestation n’est prévue. "Devant le Parlement européen, on veut se montrer et on veut que les parlementaires comprennent qu'il y a un problème avec l'industrie en Europe", a précisé Jean-Luc Rader.
Le 29 janvier dernier, de violents affrontements avaient opposé à Namur policiers et "métallos" liégeois, faisant cinq blessés parmi les forces de l'ordre, quelques jours après l'annonce par la direction du groupe sidérurgique de son intention de fermer plusieurs outils de la phase à froid de Liège. Environ 1.300 emplois sont ainsi menacés.
Une perte de 2,2 milliards à Florange et Liège
ArcelorMittal a dévoilé une perte nette de 3,73 milliards de dollars pour 2012 (environ 2,72 milliards d’euros).
La division d’aciers plats carbone Europe, qui inclut le site lorrain de Florange en France et celui de Liège ont accusé une perte opérationnelle de 2,2 milliards d’euros au quatrième trimestre.
Le bassin liégeois a été particulièrement touché par les mesures d’économie du groupe qui, après avoir décidé à l’automne 2011 la fermeture de la phase à chaud, vient d’annoncer la fermeture de plusieurs lignes du froid, représentant quelque 1.300 emplois.
ArcelorMittal : « Nous efforçons de trouver une solution socialement acceptable »
« Les éléments essentiels de l’optimisation des actifs ont été annoncés. Si certaines de ces mesures et de ces projets ne sont pas faciles à accepter pour nos salariés, nous nous efforçons de trouver une solution socialement acceptable pour toutes les personnes concernées », a déclaré, Robrecht Himpe, le directeur général du segment Plats carbone Europe.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Pour le reste, c'est très facile pour une multinationale de terminer l'année dans le rouge: il suffit de rapatrier les bénéfices dans un pays " accueillant" via une ou plusieurs sociétés off-shore....
C'est plutôt l'industrie qui a un problème avec les syndicats,trop exigeants..
La fin justifie elle les moyens "une solution acceptable pour toutes les parties concernées". Voilà où le bas blesse, le mot "acceptable" : on propose, alors que finalement ceci devrait être déjà réglé à l'embauche, comme cela se passe pour d'autres (cf parachute doré ou non des cadres et patrons), si tu licencies voilà ce que cela coûte, point, et il faut donc créer un fond de sortie obligatoire, comme un locataire doit donner une garantie placée sur un compte spécial, pourquoi pas.








Combien d'ouvriers dans "notre" parlement et..... au parlement européen?le politique,et ...l'électeur, portent leurs parts de responsabilité dans la "déglingue" de l'industrie européenne(hors Allemagne),les ouvriers sont discréminés dans de nombreux domaines,et,surtout,leur représentation politique,(le marché n'explique pas tout!)il suffit,d'observer la discrimination dans les statuts,les délais de préavis,la montée du PTB n'y est pas étrangère,anisi que la "droitisation" du PS!