Record pour le compte épargne: «Le livret reste le produit préféré des Belges»
Les taux sont plus bas que jamais mais rien n’y fait : le livret continue plus que jamais à servir de refuge aux investisseurs. Montant record à la fin 2012 : 236 milliards.
Les taux sont plus bas que jamais, la bourse remonte depuis quelques mois mais rien n’y fait : dans un contexte de crise, le « compte épargne réglementé », autrement dit le livret, continue plus que jamais à servir de refuge aux investisseurs.
Les derniers chiffres de la Banque nationale publiés ce mardi constituent un nouveau record : le « livret » abritait fin décembre 235,8 milliards d’euros. Un sacré pactole qui représente à lui seul près du quart du patrimoine financier des Belges, lequel atteint 1.000 milliards d’euros. Il est vrai que comme les taux sont bas, qu’ils soient à court ou à long terme, l’avantage fiscal du livret est d’autant plus déterminant.
En un an, c’est plus de 17 milliards d’euros qui sont venus se réfugier dans cet instrument : fin décembre 2011, l’encours du livret s’élevait en effet à 218,7 milliards. La fin de l’année a été particulièrement tonique : entre novembre et décembre, c’est 3,8 milliards de plus qui se sont déposés sur le produit bancaire fétiche des Belges. De quoi alimenter le débat sur la meilleure manière d’orienter cet argent vers « l’économie réelle ».
Pourquoi le Belge est-il toujours séduit par le livret ?
Mais pourquoi les belges continuent-ils a placer leur argent dans des livrets non rentables ? "Le livret reste le produit préféré des investisseurs: le plus sûr, ils peuvent retirer leur argent à tout moment, il y a une garantit de dépôt, le taux est généralement en hausse d'année en année,...", explique une porte-parole de Febelfin, la Fédération belge du secteur financier."Le livret reste aussi l’alternative préférée des Belges car les formules d'épargne a long terme ont un rendement très bas en ce moment et paraissent moins intéressantes".
N'y a-t-il pas d'autres alternatives pour placer leur argent ? "Il n‘ y a pas de bon ou mauvais choix", répond Febelfin. "C'est au consommateur de choisir la meilleure formule pour lui; le produit qui lui convient le mieux (risque, rendement,...). Les banques ne sont que les intermédiaires".
Les bons de caisse passent sous les 30 milliards
On notera cependant que si le livret vole de record en record, le montant total des dépôts bancaires, comprenant les livrets, mais aussi les dépôts à vue et les dépôts à terme, progresse beaucoup plus sagement. Il atteignait 538,4 milliards d’euros fin décembre, contre 541milliards en novembre, 543 milliards en octobre et même 545 milliards en septembre.
Les chiffres de la BNB témoignent aussi de la lente et inexorable désaffection pour le bon de caisse. Un produit qui ne rapporte plus grand-chose : les meilleurs bons sur 10 ans rapportent tout au plus 2,5 % net. Pour la première fois depuis septembre 2008, l’encours des bons de caisse est retombé en dessous de la barre des 30 milliards d’euros. Plus précisément, il affichait 29,7 milliards fin décembre.
Vos réactions
Voir toutes les réactions le belge exagère avec sa phobie du risque, quitte à perdre de l'argent et uniquement renflouer les banques. Pourtant la crise financière est passée et le marché des actions est redevenu stable et bénéficiaire avec des rendements moyens de +10%/an... Allez comprendre...comprendre-la-bourse.net
Pour ceux qui ont beaucoup (tout) perdu dans le naufrage de Fortis (ex-CGER, ex-BBL, etc...) et dans d'autres valeurs de "bon père de famille", comment voulez-vous qu'ils s'aventurent à nouveau dans les placement en bourse : ils ont perdu les petits sous mis de côté pour assurer leurs vieux jours ou pour aider leurs enfants à s'installer. En bref, un tiens vaut mieux que deux tu ne l'auras sans doute pas :) d'où le succès des comptes épargnes.
"Le livret reste le produit préféré des investisseurs..."; "C'est au consommateur de choisir la meilleure formule pour lui; le produit qui lui convient le mieux (risque, rendement,...). Les banques ne sont que les intermédiaires". - A nouveau le langage ordurier et méprisant du secteur bancaire parlant d "investisseurs" à la place d épargnant. Et osé dire que les banques ne sont QUE les intermédiaires alors que l histoire à démontré la cupidité des banques de vendre des produits Lehman Brothers, prétendument sans risque, alors que le vendeur "bien commissionné n en connaissait pas le contenu...! Le belge ne fait plus confiance au secteur bancaire, ni politique qui a dérégulé et privatisé le secteur bancaire avec toutes les dérives passées, présentes et futures... car contrairement aux discours ambiant, rien n'a réellement été fait pour moraliser le secteur financier. La prochaine crise s annonce... mais comme les précédentes, nos "experts" ne l a voit pa[...]
"Le livret reste le produit préféré des investisseurs..."; "C'est au consommateur de choisir la meilleure formule pour lui; le produit qui lui convient le mieux (risque, rendement,...). Les banques ne sont que les intermédiaires". - A nouveau le langage ordurier et méprisant du secteur bancaire parlant d "investisseurs" à la place d









@yves: Vous êtes un champion vous, je parie que vous achetez toujours au plus bas et vendez toujours au plus haut, et bien entendu dans la foulée vous avez l'impression d'avoir été utile à l'économie réelle. Les marchés ont pris 10% en 2012... la belle affaire, on est à peine aux niveaux de 2004 et on a un risque majeure de krack. Vous êtes tellement balaise que vous ne savez même pas faire 1+1=2, vous jouez dans un système totalement moribond et vous ne vous en rendez même pas compte. On va droit vers une crise monétaire majeure, toutes les grandes banques centrales achètent massivement de l'or et impriment en parallèle des quantités illimitées de monnaie, si vous ne voyez pas ce qui va nous tomber dessus, on ne peut rien pour vous.