Choisir ses études, par la pratique
1.500 élèves de rhéto ont participé à des ateliers organisés par l’ULg. L’occasion de découvrir par la pratique des études qu’ils envisagent de suivre et d’avoir une vision plus complète des métiers.
Qui veut déclencher la soufflerie ? » Dans un laboratoire de l’ULg au Sart-Tilman, cinq élèves de rhétos découvrent un aspect du métier d’ingénieur qu’ils n’imaginaient pas. « La soufflerie permet notamment de mesurer la portance d’un objet », précise Greg Dimitriadis, professeur en aérodynamique expérimentale. Autour de lui, des maquettes d’hélicoptères et de drones qui ont été testées dans la machine à des vents pouvant aller jusqu’à 220 km/h. « C’est impressionnant, souffle Abdellah, élève au collège Saint-Hadelin, à Visé. On se rend vraiment compte que ces études sont sérieuses ! » Geoffrey, issu de la même école, embraie. « Cela me confirme dans mon choix de devenir ingénieur. »
Comme eux, 1.500 élèves de rhéto, venus de 40 écoles wallonnes de la province de Liège mais aussi de Bouillon ou de Gilly, participent à la « Journée enseignement secondaire » organisée à l’ULg, ce mardi. Il s’agit ici d’assister à des ateliers thématiques et participatifs, plus abordables pour des élèves du secondaire.
« Mon problème, c’est que j’aime tout », dit Elisa
« L’idée, c’est de proposer une activité complémentaire aux journées portes ouvertes classiques, indique Pierre Colpin, du service d’information sur les études. A travers une soixantaine d’ateliers, les rhétos peuvent découvrir un peu mieux les études qui les intéressent. L’idée, c’est de partir d’un cas concret qui illustre ce que sont les études, mais aussi les recherches qui y sont liées et le métier. Cela donne une meilleure idée de la formation que les cours ouverts, et montre aux élèves la pratique universitaire. »
Si Abdellah, Geoffrey et les autres sont convaincus que leur avenir se jouera dans les sciences appliquées, cette journée est l’occasion pour de nombreux rhétos de faire un choix. Quand cela ne les fait pas douter encore plus. « Mon problème, c’est que j’aime tout, lance Elisa, de l’institut Notre-Dame, à Heusy. J’ai choisi de suivre des ateliers de médecine et de criminologie mais ça aurait pu en être d’autres ! » A ses côtés, Claire : « Je suis partagée depuis le début entre l’architecture et la pharmacie. J’ai donc choisi d’assister à un atelier de chaque, en espérant que cela m’aidera. J’hésite aussi avec sciences dentaires, mais pour cela, j’irai à d’autres portes ouvertes. Parfois, j’aime les cours mais le métier ne m’intéresse pas. Ou alors c’est l’inverse. Faire un choix en sachant qu’il s’agit de son avenir est vraiment difficile. »
Marie, du collège Saint-Roch à Ferrières, n’est pas convaincue par l’exposé qu’elle a suivi dans la matinée. Mais elle le reconnaît : « Ces ateliers sont une bonne initiative pour découvrir l’université. On vient dans le cadre de l’école donc on ne doit pas rater les cours. Cela devrait se faire plus souvent. »







