Crash d’un avion de tourisme à l’aéroport de Charleroi: cinq personnes tuées
Un Cessna a connu un problème au décollage à l’aéroport de Charleroi (Gosselies) et s’est écrasé. Cinq personnes ont perdu la vie dans l’accident. L’aéroport restera fermé jusqu’en fin d’après-midi.
Un avion de tourisme s’est écrasé samedi matin à Gosselies (Charleroi). Plusieurs sources avaient dans un premier temps évoqué le nombre de 4 victimes, mais les autorités de l’aéroport ont confirmé le bilan de cinq morts – dont 3 enfants –, comme l’avait annoncé Bel-RTL dans son édition de 11h.
L’avion, un Cessna, a connu un problème au décollage et a immédiatement tenté de revenir à l’aéroport de Charleroi, mais il s’est écrasé à côté de la piste, vers 10h, a indiqué à l’Agence Belga une source ayant requis l’anonymat. Les causes de l’accident ne sont pas encore connues, des enquêteurs sont actuellement sur les lieux.
Selon des sources au sein de l’aéroport citées par Belga, les personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil étaient originaires d’Uccle. Selon RTL, les cinq victimes étaient tous des membres de la même famille. Le grand-père, sa belle-fille et les trois enfants de cette dernière. Le père de famille était attendu à l’aéroport.
L’aéroport de Charleroi Sud (BSCA) est fermé et deux vols ont déjà été déviés vers Liège Airport, a indiqué le porte-parole de Liège Airport. L’aéroport de Charleroi sera fermé samedi jusqu’en fin d’après-midi, a-t-on précisé lors d’un point presse. Sur son site – qui connaît des difficultés à cause d’un important nombre de visiteurs –, l’aéroporte insiste : « Tous les vols sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Nous vous invitons à consulter le tableau des arrivées/départs et de vous renseigner auprès de votre compagnie aérienne avant de vous rendre à l’aéroport. ». Des milliers de passagers (18.000 selon Belga) devaient embarquer dans les quarante-sept vols programmés ce samedi.
Le Premier ministre présente ses condoléances
Dans un tweet, le Premier ministre Elio Di Rupo a présenté ses « sincères condoléances » aux proches des cinq personnes décédées dans le crash. « Mes sincères condoléances à la famille et aux proches des victimes de l’accident d’avion à Charleroi », a tweeté Elio Di Rupo. Didier Reynders (MR) a lui aussi exprimé sur Twitter toute sa « sympathie à la famille et aux proches ».
L’appareil était immatriculé aux Etats-Unis
L’avion est un Cessna P210N, ou « Pressurised Centurion II », immatriculé aux Etats-Unis, mais basé en Belgique depuis plusieurs années, selon des sites internet spécialisés. Construit en 1981, ce monomoteur à aile haute portait l’immatriculation N240PW – le N dénotant une inscription sur le registre de l’Administration fédérale de l’Aéronautique (FAA), une pratique courante en Europe.
Il appartenait depuis 2001 à la société White Mountain Inc de Wilmington, dans le Delaware, au nord-est de Washington, selon les sites aviation-safety.net et crash-aerien.aero. Il était équipé d’une turbine Allison 250 de 300 chevaux.
Selon l’association internationale qui fédère toutes les associations nationales de propriétaires et pilotes d’avions (IAOPA), quelque 10.000 avions immatriculés aux Etats-Unis sont basés en Europe, pour des raisons essentiellement financières, avec des coûts d’entretien moindres, mais également avec certaines restrictions pour les vols internationaux, notamment en fonction de la licence dont dispose le pilote. Beaucoup de ces appareils sont enregistrés dans l’État du Delaware, « pour des raisons fiscales et de souplesse du droit des sociétés dans cet État ».
Galerie photo
Les photos du crash à l’aéroport de Charleroi

Vos réactions
Voir toutes les réactions @lefrontalierpedibus (7) Vous semblez faire partie de cette grande masse de gens qui trouvent normal que l'on accepte de construire un centre commercial en prolongement d'un piste d'atterrissage EXISTANTE. Sûrement aussi que vous êtes prêt à signer une pétition pour réduire l'activité, voir fermer l'aéroport. Moi je dis non. Un aéroport doit pouvoir combiner petite aviation et aviation commerciale avec une sécutité optimale. C'est d'ailleurs le cas à Charleroi et dans de très nombreux aéroports étrangers. Allez voir à Genève ou Zurich. Sur la route aussi le trafic professionnel se mélange au trafic touristique et il y a des accidents, bien plus que dans les airs.Arrêtez donc de toujours fustiger l'aviation.
@LittleAngel. Exact, mais pour savoir ce qui s'est passé exactement, l'enquète demande que les débris de l'appareil soient analysés sur place et tels qu'ils ont été trouvés au moment du crash. Les experts (en crash aviation) pour se faire ne sont pas frocément disponibles dans l'heure. Après les débris seront transportés ailleurs et analysés en détails, en particulier le moteur. Mais un certain temps est nécessaire pour faire les premières constatations et évacuer les débris, qui sont apparement assez proches de, voir sur, la piste. On ne peut pas dire, on évacue les victimes, et on balaie tout dans un coin, après on verra.
@petitpaul: l'enquête et le blocage ne ramèneront pas les victimes. L'important est l'accompagnement psychologique des proches des victimes, le reste ça ne change rien à l'histoire.
A voir les photos, on dirait un Centurion ou un Stationnair. Ça vole super bien, ces appareils. @LittleAngel. Ne serait-ce que par respect pour les victimes, votre remarque est déplacée.












































Condoléance, surtout au papa. Ce que je n'aime pas, c'est que ces petits avions à hélices font plus de bruit que les gros quand ils passent au dessus de luttre. ça défile sans arrêt en été.