Les notaires dressent le bilan 2012 et donnent un conseil : achetez le plus tôt possible
Les notaires bruxellois ont dressé le bilan 2012. Il se caractérise par une légère augmentation de l’activité et une hausse des prix, partout en Belgique. Mais si celle-ci est plutôt minime en Flandre et en Wallonie, elle est très marquée à Bruxelles, surtout pour les maisons. Analyse.
Comme chaque année à pareille époque, les notaires bruxellois ont dressé un état des lieux complet de l’activité immobilière enregistrée au cours de l’année 2012. Difficile d’en exposer ici tous les aspects passés en revue par Maîtres Bleeckx (Saint-Gilles) et Langhendries (Uccle).
Le premier élément à retenir concerne l’activité : elle a augmenté de 1,1 pour cent pour la Belgique. La Flandre et la Wallonie ont progressé de 0,8 % et c’est Bruxelles qui enregistre la plus forte progression (+3,8 %). Au total, ce sont pas moins de 478 millions d’euros que l’Etat a perçus en droits d’enregistrement, soit quelque 5 millions de plus qu’en 2011. Il paraît que Guy Vanhengel, le ministre bruxellois chargé notamment des Finances et du Budget, s’est fait des ampoules à force de se frotter les mains…
Deuxième point important : les prix ont continué à monter, le tout, sur fond d’une hausse de l’inflation modérée (+2,6 %, contre 3,5 en 2011). A Bruxelles, le prix moyen d’une maison (hors villas) est passé de 365.000 à 404.000 euros. Trente-neuf mille euros de différence, ce n’est pas rien. Cela représente un bond de 10,7 %, alors que la hausse nationale est de 5,8 % (une maison moyenne coûte 245.000 euros en Flandre et 171.000 euros en Wallonie).
Concernant les appartements, leur prix moyen a également augmenté dans les communes bruxelloises, mais moins que pour les maisons. Le prix moyen est de 219.000 euros, contre 210.000 il y a un an. Un appartement coûte en moyenne 203.000 euros en Flandre et 152.000 euros en Wallonie.
Où donc Bruxelles s’arrêtera-t-elle ? « D’ici quelques années, il ne nous restera plus qu’à prendre le Thalys pour aller s’installer à Paris !, ironisa Maître Bleeckx. Plus sérieusement, la capitale se scindera davantage en un marché de locataires, qui va encore grandir, et un marché de propriétaires qui sera de plus en plus étroit. Et de moins en moins de personnes auront accès au logement. »
Reste que si l’on compare Bruxelles à Paris ou Londres, elle s’en sort encore plutôt bien. « Un jeune couple peut encore acheter une maison à Bruxelles. Mais qui s’en achète encore une à Paris ? », intervint à ce sujet Maître Langhendries.
Dans leurs conclusions, les deux notaires insistèrent sur le fait que la hausse des transactions s’explique par une certaine stabilisation des prix, des taux d’intérêt qui restent historiquement bas et par un intérêt toujours aussi marqué des investisseurs pour le secteur immobilier. « Mais comme l’offre à Bruxelles reste limitée, les prix devraient continuer à grimper », releva Maître Bleeckx.
Et de conclure par un conseil qui, à défaut d’être original, reste d’actualité : acheter est mieux que louer et il vaut mieux le faire le plus tôt possible. « Il faut acheter petit, en fonction de ses revenus, et puis revendre lorsque ceux-ci augmentent, argumenta Maître Langhendries. Depuis neuf ans que les notaires publient leurs chiffres, le prix d’un bien n’a cessé d’augmenter. Plus tôt on entre dans la danse, plus tôt on profitera de la hausse des prix. »
Le mot de la fin revint à Maître Bleeckx : « Les personnes âgées pensionnées propriétaires de leur logement sont beaucoup plus à l’abri que celles qui sont restées locataires toute leur vie. »
Message reçu cinq sur cinq. On se lance dans la bagarre. Première tâche à entreprendre : une reconnaissance des lieux pour trouver le bien de vos rêves. A vos vélos !








