Destination Mars

Renaud De
Mis en ligne

LOUVAIN-LA-NEUVE Dans cette station de simulation de vie sur Mars au milieu du desert de l'Utah, aux côtés des équipes de la NASA et de l'ESA, il y a aura six étudiants de l'UCL. Nous sommes partis à leur rencontre

  • Les six copains ont préparé leur candidature durant plusieurs mois. © R.DH.
    Les six copains ont préparé leur candidature durant plusieurs mois. © R.DH.

Dans un peu plus d’un mois, ils s’envoleront en direction de l’Utah. C’est là qu’ils intégreront une station comme celles qui seront installées sur Mars lorsque les premières explorations débuteront. Durant deux semaines, ils vivront cloisonnés dans cette station, comme s’ils se trouvaient réellement sur la planète rouge. Le but est que cette simulation soit la plus réelle possible. « Je devrai notamment sortir de la station pour analyser des roches présentes dans le désert. Je devrai mettre ma combinaison pour sortir, passer une phase de décompression. Tout cela prendra au moins une demi-heure », explique Corentin Liber. Ce dernier est le géologue de l’équipe. Adrien Russel, Nicolas Roelandt, Benoît Kespel, Benjamin Peeters et François Kinard, s’envoleront, avec lui, en direction de l’état américain. Durant deux semaines, ils seront enfermés dans cette capsule, vivant dans les mêmes conditions que des astronautes. Ils ne mangeront que de la nourriture lyophilisée, seront totalement déconnectés du monde extérieur et devront vivre en promiscuité vu la taille très restreinte de la station. Le désert de l’Utah se prête parfaitement à cette simulation. Les roches rouges de la surface désertique et l’absence quasi totale de végétation sont autant de caractéristiques qui rappellent la planète rouge. Cette simulation est proposée

par l’ASBL « Mars Society », une association qui promeut l’exploration et les vols habités vers Mars. Elle accueille régulièrement des équipes de la Nasa ou encore de l’ESA (European Space Agency). Pour ces six jeunes, la préparation de ce projet a débuté il y a plusieurs mois. Une fois sur place, ils devront assumer les missions de maintien de la station. « Je devrai par exemple m’occuper du groupe électrogène », nous explique Adrien. En plus de cela, chacun d’entre eux mène ses propres projets. Nicolas et Adrien contribueront à la mise en place d’un système de localisation. « Forcément, il n’y aura pas de GPS sur Mars, notre projet portera sur la confection d’un système de positionnement alternatif pour pouvoir se repérer sur la planète », explique Nicolas. Corentin s’intéressera aux rivières asséchées présentes dans le désert, le profil de celles-ci étant semblable à celles présentes sur Mars, « un de mes projets consistera en une étude visant à reconstituer le profil d’une rivière asséchée. » Depuis septembre, ils se sont mis à la recherche de sponsors et se voient au moins une fois par semaine. Le 23 mars, ils s’envoleront en direction de leur station de simulation située en plein milieu de l’immensité de ce désert américain.

Contact : 0474/63.30.51. ou corentin.liber@student.uclouvain.be