Une manifestation pour dire non au nucléaire
Deux ans après la catastrophe de Fukushima, le collectif « Stop Tihange » organise une nouvelle manifestation contre le nucléaire, le 10 mars. Pour le porte-parole du collectif, « les examens en cours sur les cuves n’apporteront pas de réponses fiables ». Il attend plus de 2.000 personnes le 10 mars.
Au fil des ans, les centrales nucléaires de Tihange en ont vu passer, des manifestants. Ce sera à nouveau le cas le 10 mars : le collectif « Stop Tihange » organise une nouvelle manifestation afin de dire stop au nucléaire.
« Nous voulons pointer les dangers du nucléaire en général, mais aussi dénoncer le fait qu’il n’y a pas de solution pour les déchets nucléaires, indique Léo Tubbax, porte-parole de Nucléaire Stop Kernenergie. Si on décide de redémarrer Tihange 2 et Doel 3, dont les cuves présentent de nombreuses fissures, la sécurité voudrait qu’on évacue d’abord Liège, Maastricht, Anvers et toutes les villes qui se trouvent à proximité des réacteurs ! »
Pour le porte-parole, les examens en cours sur les cuves n’apporteront pas de réponses fiables, puisque « elles présentaient déjà des fissures au moment de leur construction mais qu’aucun inventaire n’en a été fait. On ne peut donc pas savoir si c’est évolutif. D’après nos experts, il y a de grande chance que cela le soit, notamment en raison de l’utilisation de combustible nucléaire Mox à une certaine époque. »
Léo Tubbax évoque également la particularité de la piscine de désactivation de Tihange 1, dont s’écoulent chaque jour deux litres d’eau légèrement radioactive depuis 6 ans. Et le dôme qui recouvre Tihange 2, dont le béton de 120 centimètres d’épaisseur est « pourri jusqu’à 30 centimètres de profondeur » en certains endroits.
« S’il faut arrêter d’urgence la centrale, à cause d’un tremblement de terre ou d’une inondation, on ne sait pas ce qu’il va se passer. Les gens disent qu’on ne risque rien, mais des avions survolent tous les jours Tihange, et un hélicoptère s’est crashé à trois kilomètres de là. Tout peut arriver. Prolonger la durée de vie de Tihange 1 est irresponsable, redémarrer Tihange 2 et Doel 3 l’est tout autant ! »
Le 10 mars, 2 ans après la catastrophe de Fukushima, le point de départ de la manifestation est fixé à Huy, avenue Delchambre, à 14 heures. Les participants se rendront en cortège jusqu’au rond-point situé au pied de la centrale nucléaire de Tihange, où se tiendront concerts et discours. La dernière manifestation contre le nucléaire organisée à Huy, en septembre 2011, avait rassemblé 2.000 personnes. Soutenus par de nouvelles associations, les organisateurs attendent davantage de participants.







