Avant Batibouw, un crochet par la banque s’impose…

Paolo Leonardi
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Batibouw ouvrira ses portes le 21 février pour les refermer le 3 mars.  Pour ceux qui ont l’intention d’acheter ou de rénover un bien, un emprunt est très souvent obligatoire.

  • <p>Batibouw. Photo : Le Soir/Pierre-Yves Thienpont</p>

    Batibouw. Photo : Le Soir/Pierre-Yves Thienpont

The turtle is back. La tortue est de retour. Enfin presque, puisque Batibouw n’ouvrira ses grilles que jeudi prochain (pour s’achever le 3 mars). Comme à chaque fois, le salon remplira tous les palais de Brussels Expo, pour le plus grand plaisir des professionnels et des particuliers, Batibouw étant le seul salon belge (et dans le monde il n’y en a pas beaucoup) à s’adresser conjointement aux deux branches.

Comme chaque année, on vous dira tout sur les perspectives (mais aussi les craintes…) du secteur de la construction qui est, et restera, un moteur important de l’économie. Mais Batibouw, c’est encore pour la majorité des 300.000 visiteurs l’occasion de prendre une foule de renseignements pour rénover son logement ou en acheter un.

Et pour cela, nous sommes à peu près tous logés à la même enseigne : sur le grand Monopoly de la vie réelle, il nous faudra passer par la case « Banque » pour contracter le sacro-saint emprunt. Mais à quelle(s) banque(s) faut-il s’adresser ? Quelles sont les conditions qu’elles proposent ? Est-ce le bon moment d’emprunter ?

Comme chaque année à pareille époque, le Soir-Immo vous propose un tableau pratique qui reprend les taux d’emprunt en cours. Vous constaterez qu’une colonne y a été ajoutée, celle de la révision triennale qui, paraît-il, revient à la mode.

Une chose reste sûre : quoi qu’elles en disent parfois, les banques sont de plus en plus regardantes sur les crédits qu’elles octroient. Si jadis elles n’hésitaient pas à financer un achat à 100 pour cent, voire à 120, de la valeur du bien, elles dépassent rarement les 80-85 pour cent aujourd’hui. Ce qui veut dire qu’il faut apporter 15 à 20 % en fonds propres.

En clair, cela représente un beau paquet d’argent et vous aurez vite fait le calcul. Pour une maison de 250.000 euros, il faudra donc mettre sur la table entre 37.500 et 50.000 euros. Frais d’actes non inclus…

Pour en revenir aux conditions d’emprunt proprement dites, on signalera que si vous avez songé à les renégocier avec votre banquier, vous n’êtes pas les seuls ! Les taux d’intérêt actuels, et l’augmentation du coût de la vie, nous incitent tous à revoir à la baisse nos remboursements mensuels.

Un article en pages intérieures expose un exemple, certes fictif mais tout à fait adaptable à la réalité, d’un couple qui s’est adressé à un autre banquier et qui économisera au total… 14.000 euros !

A ce prix-là, on prend son courage à deux mains et on contacte sa banque. Un mauvais moment à passer… mais qui peut rapporter gros !

Osez la rencontre !