Les syndicats d’ArcelorMittal s’opposent au démontage des outils
Confrontés à la visite de techniciens en provenance d’autres sites du groupe ArcelorMittal, venus à leurs yeux récupérer d’éventuels outils condamnés, les syndicats liégeois préviennent que « toute tentative de démontage sera empêchée, sans aucune exception.»
D’après le front commun syndical FGTB-CSC, « le dépeçage des outils de Liège a effectivement commencé ces jours-ci », la preuve en étant donnée à leurs yeux par une « shopping list » recensant les besoins en « pièces détachées » de différents sites du groupe ArcelorMittal en Europe, voire au Brésil. Parmi les outils et pièces susceptibles d’être récupérés, les syndicats citent des bleeders, clapets d’explosion, leveurs humide pour gaz HF, groupes diesels de secours, entre autres.
« Les premiers vautours se sont présentés ce mardi matin sur le site du haut-fourneau d’Ougrée, où une équipe de techniciens venus de France a été surprise en train de vérifier la compatibilité de certains outils et d’en préparer le démontage », affirment les syndicats qui estiment que, « pendant que l’Europe demande à surseoir à toute décision définitive, le groupe continue ses opérations, montrant ainsi à quel point il méprise les opinions et leurs représentants démocratiquement élus. »
« Il est important de poursuivre le dialogue social »
La semaine dernière, le Commissaire européen à l’Industrie, Antonio Tajani, avait demandé à ArcelorMittal de suspendre ses restructurations en l’attente d’un « plan acier » destiné à soutenir le secteur, d’ici le mois de juin. En conseil d’entreprise extraordinaire, ce lundi, les syndicats liégeois avaient dès lors demandé la suspension de procédure Renault relative à la fermeture de la moitié de la phase à froid liégeoise (1.300 emplois menacés). « Nous avons demandé la suspension de la procédure Renault en raison de la demande d’Antonio Tajani mais aussi en l’attente des conclusions de la banque d’affaires et du consultant mandatés par la Région wallonne pour trouver un repreneur », commentait un représentant syndical.
Pour ArcelorMittal, une telle suspension était impossible. « Il est important de poursuivre le dialogue social et d’essayer de trouver une solution socialement acceptable pour les travailleurs concernés », affirmait ce lundi Bernard Dehut, à la tête d’ArcelorMittal Liège. « Nous appelons les syndicats à reconnaître les conditions économiques extrêmement difficiles qui nous ont obligés à faire cette proposition. »
Confrontés à cette volonté du groupe d’aller de l’avant, les syndicats préviennent que « l’accès de tout technicien étranger, ainsi que toute tentative de démontage sera empêchée, sans aucune exception et cela quel que soit l’outil, dans le chaud comme dans le froid. Rien ne peut être fait qui compromettrait toute possibilité de maintenir en vie la sidérurgie liégeoise. »
Vos réactions
Voir toutes les réactions Le problème, c'est que les travailleurs licenciés d'ArcelorMittal ne sont pas spécialement plus qualifiés que leurs homologues indiens qui travaillent pour 5x moins cher et qui se trouvent dans un pays où on consomme beaucoup d'acier. S'il faut maintenir l'acier en Europe, c'est pour des raisons stratégiques, mais alors, il vaut mieux des aciéries informatisées qui peuvent concurencer les travailleurs indiens...pas
Si Mittal ne veut pas vendre, que nos politiciens aient les c... de refuser tout démantèlement tant que Mittal n'a pas mis sur un compte bloqué les sommes nécessaires à la dépollution des sites ainsi que le maximum des indemnités sociales auxquelles pourraient prétendre les travailleurs . Après tout, le citoyen lambda doit faire de même quand il loue un logement !
Pas d'avenir... si cette usine avait un avenir, les repreneurs se seraient déjà fait connaître, mais ça n'est pas le cas. Soyons clair, la main d'oeuvre bon marché est en Asie et les consom
Comme d habitude les syndicats foulent la loi aux pieds. Comme d habitude le gouvernement wallon laissera faire. Pire, sera complice. C est tout ce qu il faut pour attirer l investisseur etranger. Bien du chômage en perspective. Les syndicats clameront victoire lors de la fermeture définitive, ce qui ne saurait tarder.




La structure de la sidérurgie liégeoise est mal foutue, beaucoup trop éparpillée. S'il faut redévelopper la sidérurgie, que ce soit sur des bases saines. Laissons à Mittal les vieux trucs et les terrains pollués