Orlinski fait l’ouverture
Le Français Orlinski investit Louiza Auctions avec ses célèbres crocos, des oeuvres d’art abstrait et contemporain.
L’artiste français dont la notoriété conduit à des records d’enchères (en 2010, il est le deuxième artiste contemporain le plus vendu en France) a investi la galerie de la rue Crespel avec ses œuvres colorées, monumentales, tour à tour précieuses et violentes, mais qui jamais ne laissent de glace.
Ah ! les crocos, les crocodiles…
L’exposition prendra fin avec la mise à l’encan de plus de 250 œuvres d’art abstrait, cinétique et contemporain. Parmi celles-ci, cinq œuvres issues du répertoire du père des crocos géants et des Stilleto en résine ou en alu. L’univers d’Orlinski emprunte à l’imagerie populaire, aux archétypes qu’il sublime, aux héros mythiques qu’il réinterprète et détourne, tantôt avec sensualité tantôt avec force et puissance. Son art se frotte au monde d’aujourd’hui, à la société de consommation et à la mondialisation. Influencé par le Pop Art, il rend hommage aux grandes figures de l’art : de Michel-Ange à Indiana en passant par King-Kong ou Superman ainsi qu’à la Pinup, femme-objet galvaudée qu’il glisse dans la gueule d’un crocodile… Sensualité et douce brutalité, dénonciation et fascination, déshumanisation et émotion marquent son art dont une partie – sans doute la plus connue – est orientée vers le monde animal. Orlinski a en effet développé tout un bestiaire avec des figures animalières percutantes qui rendent parfaitement l’idée de l’animal tout en innovant au niveau des proportions. Ce faisant, le sculpteur s’éloigne d’un réalisme mimétique pour ne garder que l’idée, le concept bien vivant. Une observation attentive de son crocodile ou de sa panthère permet de se rendre compte de la taille démesurée des têtes. L’artiste corrige les proportions afin
que l’animal s’impose comme une évidence, une icône, mystérieuse et fascinante. Ainsi en est-il de la plupart de ses créations avec ici, cinq œuvres typiques de sa galaxie proposées aux enchères parmi lesquelles le Stiletto, « l’escarpin au talon à hauteur du désir qu’il suscite » (en version polyrésine rouge de 125 cm de haut, estimation 18.000-20.000 euros) ou le Wild Denim, ce jean’s mythique, pendant masculin du Stiletto (en alu poli miroir signé et numéroté, hauteur 70 cm, estimation 12.000-15.000 euros).
A côté des œuvres d’Orlinski, les collectionneurs trouveront des lots d’Arman à Vasarely en passant par une gouache de Marino Marini (Cheval et Cavaliers, 1953, estimation : 50.000-60.000 euros), des œuvres de Combas ou Lanskoy et, au rayon belge, Pol Bury, Pascal Bernier, Jo Delahaut, Raoul Ubac ou Walter Leblanc. Un choix cornélien.
Exposition Orlinski du 8 au 22 février, de 11 à 18 h. Vente publique le samedi 23 février à 15 heures, Louiza Auktion & associés, place Stéphanie, 6 ou rue Capitaine Crespel, 53 – 1050 Bruxelles.
www.louizaauktion.com








