Batibouw veut profiter de la crise
La 54e édition du plus grand salon belge s’ouvre au Heysel ce jeudi pour les professionnels et samedi pour le grand public. Sur fond de morosité du secteur de la construction.
C’est fou comme le temps passe ! La 54e édition de Batibouw, le Salon par excellence de la construction et de la rénovation, démarre ce jeudi et s’achèvera le dimanche 3 mars.
Comme l’an dernier, les deux premiers jours seront exclusivement consacrés aux professionnels du secteur, le grand public étant attendu à partir de samedi.
Nous avons tous autour de nous des proches, ou des moins proches, qui sont concernés soit par l’achat d’un bien immobilier, qu’il soit neuf ou ancien, soit par la rénovation d’un bien existant.
C’est que la période est on ne peut plus propice. Les taux d’intérêt fort bas en poussent plus d’un à franchir le pas. « Aujourd’hui, garder ses avoirs sur un carnet d’épargne revient à détruire son argent, déclare à ce sujet Geert Maes, le chef d’orchestre de Batibouw. Si j’avais un message à faire passer auprès du grand public, ce serait le suivant : si vous avez toujours rêvé de faire des travaux dans votre maison, faites-les ! »
On verra si Batibouw donnera un coup d’accélérateur à un secteur de la construction qui fait la moue. Les derniers chiffres délivrés par la Confédération Construction laissaient, en effet, apparaître au mois de janvier un moral des entrepreneurs en baisse, les pessimistes ayant augmenté de quelque 19 pour cent par rapport à décembre. Le moral des optimistes était resté stable (à 8 %) comme les trois mois précédents. « 2013 est plus difficile que 2012, cela se ressent, avoue sans détour Geert Maes. Une fois de plus, le Salon affichera complet avec plus de 1.000 exposants car nous avons l’énorme chance d’être un salon national qui s’adresse tant aux professionnels qu’au grand public. Mais nous avons dû patienter beaucoup plus que les autres années avant d’obtenir les feux verts de nos clients. Beaucoup ont hésité longuement avant de remplir leur fiche d’inscription. C’est un signe ! »
Chez Fisa, on croise les doigts pour que la barre des 300.000 visiteurs soit une nouvelle fois atteinte. Ils tablent pour cela sur… la crise.
« En période de crise, les gens ont tendance à se replier sur eux-mêmes, insiste Geert Maes. Du coup, ils veulent se sentir bien chez eux et ils retapent leur intérieur. Mais à ce sujet, je dois déplorer l’attitude du gouvernement qui réduit les primes. Est-ce le bon moment pour le faire ? Ne vaudrait-il pas mieux gentiment glisser vers leur suppression plutôt que de prendre des mesures drastiques et soudaines ? Vous savez quelle est ma réponse… »
Une douche à aménager ? Une cuisine à agrandir ? Une chaudière à remplacer ? Douze palais, plus un patio, vous tendent les bras. De même que le premier des deux suppléments spéciaux que l’Immo consacrera au Salon et qui comporte pas moins de 27 pages rédactionnelles. Prêts ? Partez !


