La comm’ de Batibouw, une affaire de spécialistes

Paolo Leonardi
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Toute la communication de Batibouw est orchestrée par Advanced Fair.  Une société que Frédéric François a créée, voici douze ans, avec son associé Baudouin Guyot.  Outre son métier, un autre domaine le passionne : la cuisine.

  • <p>Frédéric François est un fana de cuisine. Dès qu’il en a l’occasion, il se met aux fourneaux. Le palais 11 lui tend les bras…<br />Photo : Le Soir : D.Duchesnes</p>

    Frédéric François est un fana de cuisine. Dès qu’il en a l’occasion, il se met aux fourneaux. Le palais 11 lui tend les bras…
    Photo : Le Soir : D.Duchesnes

Nom : François. Prénom : Frédéric. Mais ne lui parlez plus de l’interprète de Mon cœur te dit je t’aime ou Je t’aime à l’italienne. Trop de souvenirs. « Une année, en vacances au Mont-Saint-Michel, j’avais réservé une nuit dans l’hôtel chic du coin. Je ne vous raconte pas la déception du patron quand il a vu ma tête ! Il avait préparé son appareil photo qui trônait derrière la réception. Les couloirs de l’hôtel étaient remplis de clichés de stars… »

Le Frédéric François qui nous intéresse n’a jamais tenu un micro, ni fait chavirer le cœur de milliers de midinettes en sueur. Il est à la tête d’Advanced Fair, une boîte spécialisée dans les relations avec la presse, l’organisation de salons et de congrès et le développement d’outils internet qu’il a créée en 2001 en compagnie de son associé, Baudouin Guyot. Moins sexy, vous en conviendrez, mais néanmoins très productif.

Pour la quatorzième année consécutive, Frédéric François et les neuf autres personnes qui constituent aujourd’hui sa société s’occuperont des relations presse de Batibouw. « C’est marrant mais je travaillais à l’organisation de ce salon avant Geert Maes (NDLR : le chef d’orchestre du salon chez Fisa, la société organisatrice), sourit notre homme. Pendant les trois ou quatre premières années, de plus en plus d’exposants sont venus me demander de gérer leur communication. Aujourd’hui, Advanced Fair compte pas moins de 50 clients : 35 privés et 15 salons, parmi lesquels Batibouw mais aussi Seafood, Mobicar, Horeca Life ou encore Agribex. Ceux-ci ne représentent plus que 35 % de notre chiffre d’affaires. »

Au fil des éditions, Frédéric François et ses acolytes ont évidemment noué des contacts privilégiés. « Avec des journalistes ou des exposants, mais aussi avec les gens de Fisa même si nous n’en faisons pas partie, complète-t-il. Même s’il s’agit d’un salon gigantesque, Batibouw est le plus sympa à organiser parce que le secteur qu’il concerne est agréable. Vu qu’il s’adresse aux professionnels mais aussi aux particuliers, il demande deux types différents de communication. Un même exposant s’adresse pendant deux jours à un architecte ou un installateur et pendant les neuf jours suivants, à monsieur tout-le-monde. »

Des anecdotes, celui qui porte les mêmes nom et prénom que son père (l’ancien journaliste de la RTBF, grand spécialiste du Congo notamment) en a à la pelle. Certaines sont avouables, d’autres moins. « Une année, les dates annoncées sur les affiches étaient mauvaises. Il y en avait tout de même 2.000 qui avaient été placardées dans tout le pays ! On ne s’en est rendu compte que le lendemain. Il a fallu aller toutes les “surcoller” en une nuit ! »

Un autre contretemps fâcheux est intervenu plus récemment. « Il y a six mois, nous avons appris que Brussels Expo allait transformer le palais 12 en salle de spectacle, poursuit Frédéric François. Cela ne semble rien, sauf que c’est le palais le plus fréquenté pendant Batibouw, celui où se côtoient 120 exposants en chauffage et ventilation ! Heureusement, Brussels Expo nous a écoutés et l’a rendu modulable… »

Originaire d’Ottenburg, entité flamande située à deux pas de Wavre, notre homme ne manquera pour rien au monde d’aller faire un (grand) tour dans le palais 11, celui dédié aux cuisines. Normal, Frédéric François adore être aux fourneaux.

Ce n’est pas pour rien s’il a commencé cette année des cours de cuisine. A raison d’une session pratique par semaine, plus les cours théoriques à ingurgiter à la maison, il en a pour… six ans. Avec, au bout du compte, un diplôme de chef de cuisine qu’il veut décrocher à tout prix.

Pour ne rien faciliter, les cours se donnent… en flamand. « Ce que je ferai de mon diplôme ? Je n’en sais fichtrement rien ! » Ouvrir un restaurant plus tard ? « Je ne pense pas, dit-il à ce propos. Mon père a tenu un temps l’Auberge des Mayeurs à Woluwe-Saint-Pierre. J’aidais en salle mais j’étais fasciné par les casseroles qui traînaient dans un coin de la cuisine et dans lesquelles il y avait des restes de légumes et d’os en tous genres qui servaient à la réalisation de fonds. Ma passion est venue de là… »

Partageant sa vie entre la campagne d’Ottenburg et l’aspect citadin de Saint-Josse où habite Caroline, sa compagne depuis de longues années, Frédéric François a mis en pratique, bien malgré lui, un thème qui sera mis en avant cette année par Batibouw : le retour à la ville.

« Lorsque j’ai débarqué à Bruxelles, j’étais effrayé quand quelqu’un marchait derrière moi !, se souvient-il. Aujourd’hui, je ne vois plus que des avantages à habiter en ville comme les commerces de proximité, la mixité sociale, le foisonnement d’activités culturelles ou encore l’accessibilité. Quand je loge à Saint-Josse, je mets quinze minutes pour me rendre au travail… »

Osez la rencontre !