Basket: les Spirous reviennent à la 2e place sans Walsh
C’est la première fois que les Spirous alignent 4 succès d’affilé, dont trois au Spiroudôme où il reste invaincu. Le voilà de retour à la 2e place, à égalité avec Mons et Alost.
Walsh parti précipitamment à Bamberg, Charleroi ne dépend plus d’un homme mais d’un collectif… qu’il lui reste à développer. Car si sa circulation de balle fut limpide jusqu’à 16-13, une fois que Randle s’est mis jouer seul, son alchimie naissante s’est évaporée. Et même si son intensité lui a permis d’effacer une première mi-temps bâclée, c’est davantage Anvers, dévoré au rebond, mais surtout désolant d’individualisme et de naïveté, qui lui a permis de s’imposer.
Leurs 5 pertes de balle comptées au quart-temps (16-19) n’avaient pas fait réagir les Spirous, improvisant malgré l’entrée de Steinbach. Les Giants, toujours privés de De Zeeuw et Thondique mais dont Driesen assume son soudain retour en grâce, s’étaient échappés (18-26) lorsqu’Allen réinvestit enfin le jeu intérieur (10 points à 18 à la pause). Mais cette éclaircie ne permit pas à Charleroi, peu importe le retour de blessure de Beghin, de retrouver le fil d’un match qu’Anvers tenait par le bon bout tout en ayant économisé Black : 28-35.
Mais les Giants n’avaient pas assez capitalisé. Et Charleroi fissura sa défense dès la reprise, entamée sur un tempo nettement plus soutenu, ce qui lui est essentiel en attendant de peaufiner ses schémas sur jeu placé. Ce rythme lui appartenait d’autant que sa défense asphyxiait des Anversois retombés dans cette étrange léthargie qui les a empêchés de s’imposer ailleurs qu’à Pepinster jusqu’ici en déplacement. L’intensité des Spirous était telle qu’elle renversa le match d’un 23-3 paraphé par Green, décidément un maître-achat, à 51-38, quand Anvers reprit vie (51-57 à la demi-heure) grâce… à la précipitation de son hôte.
Ce match ne valait que par ses actions individuelles et son engagement, toujours limite entre ces deux équipes. Charleroi le dominait désormais sous les anneaux, mais ce qui maintenait Anvers à distance respectable (60-52), c’était surtout son manque de lucidité. Plutôt que de freiner les Spirous, il les invitait à le punir en transition en forçant ses options. A 2 minutes du terme, Charleroi était donc sur du velours (69-59).








