Philippe Busquin débarque à Pont-à-Celles
L’ambiance n’était plus au beau fixe et les résultats catastrophiques des dernières élections n’ont rien arrangé. L’ancien président socialiste Philippe Busquin nous a confirmé hier qu’il comptait bien rejoindre l’USC de Pont-à-Celles, histoire de retrouver son vieil ami Christian Dupont. Ses motivations? « Elles sont simples. À Seneffe, la situation est difficilement supportable. Les tensions sont indéniables et je ne suis guère satisfait des résultats récoltés aux élections communales d’octobre passé. J’avais avancé des pistes et des idées et on n’en a pas tenu compte. Je déplore la mésentente régnant dans les rangs socialistes à Seneffe. (...) Je reste profondément attaché aux valeurs du PS mais cela n’est plus applicable à Seneffe.» Cela dit, on peut se poser la question : Pourquoi avoir choisi Pont-à-Celles? «C’est l’occasion de rejoindre mon vieil ami Christian Dupont. Et Pont-à-Celles est tout près de chez moi. Mais c’est vrai que j’aurais très bien pu rejoindre Chapelle et Patrick Moriaux. (...) Je n’ai pas l’intention de briguer un poste ou une fonction en particulier. Mon objectif est de pouvoir conserver mon affiliation au parti socialiste. Je veux payer ma cotisation, celle de ma femme et celle de mon fils. Tout cela est possible avec l’USC de
Pont-à-Celles. C’est cela qui m’intéresse. »
Un départ prévisible
À Seneffe, les Socialistes se doutaient que Philippe Busquin allait bouger. C’est que les derniers mois ont été pénibles. Plusieurs acteurs locaux nous ont confirmé que l’ancien président du PS n’attendait plus rien à Seneffe. « Il fallait s’y attendre. Cela fait des années que la situation est compliqué. Son départ n’est donc pas étonnant, face au contexte actuel », explique Gaëtan De Laever, l’actuel deuxième échevin de la majorité en place (PS).
Philippe Busquin reste aux yeux du grand public un acteur de premier rang dans le camp socialiste. Après avoir été ministre tant aux niveaux fédéral que régional, l’homme a aussi été président du PS entre 1992 et 1999 et membre du parlement européen.



Place nette. le problème dans cette région n'est pas Ph. Busquin. C'est le PS dans son ensemble, celui qui, comme pense Mister Eerdekens, gère depuis des dizaines d'années le suicide assisté de la Wallonie. Ce parti est complètement dans les cordes, à l'opposé de ce dont nous avons besoin pour gérer, à savoir des femmes et des hommes cultivés, compétents, libres et imaginatifs. Pauvre Wallonie, qu'avons-nous fait pour nous retrouver sous la coupe de ces sous-profilés depuis plus d'un siècle. Pour faire une bonne politique sociale, pour créer de l'activité et de la solidarité, un seul moyen : virer le Ps et ses dogmes.