Quels bureaux à Liège ?
LIEGE Lundi Soir, le MR devait réclamer du collège échevinal liégeois une vision claire de sa stratégie en matière de développement de bureaux.
En ne jurant que par les prochains aménagements de bureaux autour de la gare des Guillemins et en ne s’investissant pas, ou trop peu, dans d’autres projets immobiliers, la Ville de Liège ne lâche-t-elle pas la proie pour l’ombre ? Quelle est la stratégie communale – et au-delà, celle de l’arrondissement ? – en matière d’immobilier de bureaux ? Autant de points d’interrogation avec lesquels le conseiller MR Gilles Foret entendait, lundi soir, ponctuer les débats du conseil communal liégeois.
« J’ai fait l’inventaire – non exhaustif – des principaux projets prévus d’ici 2020 en région liégeoise, explique Gilles Foret. Si tout se fait, on atteindrait une capacité de plus de 220.000 mètres carrés. Sur le papier, c’est bien beau mais comment les choses vont-elles concrètement se passer ? Et dans quelles conditions ? » Avec 45.000 mètres carrés prévus à Bonne-Fortune, 29.000 autres mètres carrés attendus sur l’esplanade des Guillemins (hors tour des Finances), 10.000 mètres carrés à aménager sur le Cadran, 16.000 mètres carrés aussi au Cristal Park de Seraing, Liège et son arrondissement débordent d’ambitions en matière d’immobilier de bureaux. Mais encore faut-il qu’ils se donnent les moyens de la concrétiser : « Que compte faire la Ville pour structurer et prioriser une offre de qualité ?, interroge encore le conseiller MR. Et comment les projets liégeois vont-ils s’articuler avec ceux de la périphérie ? Le point a-t-il été soumis à la conférence des bourgmestres ? » Autrement dit, Liège et les municipalités voisines devraient s’entendre pour échelonner une offre claire et de qualité en matière de bureaux, sous peine de voir les investisseurs les délaisser au profit d’autres villes et communes wallonnes.
« Il faut tout mettre en œuvre pour que les projets prévus sortent de terre, martèle Gilles Foret. Et ne pas se focaliser sur le seul quartier des Guillemins – où on ne voit d’ailleurs rien bouger. Pourquoi la Ville ne s’est-elle pas davantage impliquée dans l’excellent projet que mène la SPI au Val-Benoît et qui est aujourd’hui bien avancé ? Pourquoi rien n’est-il fait sur l’axe entre les Guillemins et Sclessin ? Il faut une stratégie plus claire et visible. »


