Humeur
« Actuellement, le coût de l'immobilier est le problème N°1 du secteur horloger », affirmait récemment Georges Kern, le CEO des montres IWC.
En effet, depuis quelques années, les grandes marques de montres de luxe se livrent une guerre sans merci, pour l'acquisition – à coup de sommes astronomiques – des adresses les plus prestigieuses, sur les grandes places internationales où elles veulent implanter leurs fameux « flagship » !
Hong-Kong, Singapour, New-York ou Londres sont évidemment au coeur de ce combat fratricide et les loyers réclamés dans Beijing à des ténors comme Rolex, Omega ou Montblanc sont devenus exorbitants. A Paris, le groupe Richemont vient d'acquérir à prix d'or, un immeuble de quasi 3.000m² , pour y ouvrir le plus grand magasin de luxe du monde !
Cette inflation galopante est l'une des conséquences d'une double évolution : celle de la carte géographique du luxe mondial qui est en pleine mutation ... et de la stratégie commerciale des grands groupes, qui privilégient l'implantation de boutiques propres, au détriment des détaillants traditionnels.
Mais si Richemont, LVMH ou le Swatchgroup peuvent se permettre de participer, sans courir trop de risques, à ce « Monopoly » inflationniste... , celui-ci est en train de mettre en péril un bon nombre de marques indépendantes plus fragiles, qui ne peuvent pas «suivre
à ce jeu de poker redoutable. Plusieurs d'entre elles seraient déjà résignées à devoir bientôt quitter la table .








