La crainte d’un agenda caché pour Caterpillar demeure
Nicolas Polutnik, l’administrateur délégué de Caterpillar Belgium, a répondu aux craintes d’agenda caché pour le site de Caterpillar Gosselies. Le plan industriel n’est pas « un plan qui consisterait à mourir à terme », a-t-il expliqué à la RTBF. Ces déclarations n’ont pas rassuré : la task force a demandé « des éclaircissements » sur l’avenir du site, au-delà de 2015.
Ce jeudi, à la suite de l’annonce du plan industriel qu’a présenté la direction de Caterpillar à Gosselies – et qui prévoit la suppression de 1.400 emplois –, les gouvernements fédéral et wallon et les syndicats avaient émis des doutes concernant le futur de Caterpillar à Gosselies. La crainte ? Un agenda caché préparant la fin du site. Des suppositions balayées par Nicolas Polutnik, l’administrateur délégué de Caterpillar Belgium, ce matin, sur les ondes de La Première.
Jeudi soir, le premier ministre Elio Di Rupo a reçu les représentants des travailleurs de l’entreprise en compagnie de la ministre de l’Emploi et des trois vice-présidents du gouvernement wallon. A l’issue de la réunion, tant dans les rangs ministériels que syndicaux, certains ont mis en doute la crédibilité du plan, craignant qu’il ne vise à fermer à terme le site carolorégien. « C’est tout le contraire d’un plan qui consisterait à mourir à terme », a répondu Nicolas Polutnik.
« Il y a des alternatives crédibles à l’usine de Gosselies »
L’administrateur délégué a rappelé les investissements consentis ces dernières années sur le site. Le nouveau plan vise en outre à moderniser les lignes d’assemblage et à favoriser les produits de pointe. Des éléments qui prouvent que ce plan industriel n’est pas le prélude à la fermeture du site, d’après l’administrateur délégué de Caterpillar Belgium.
Selon lui, l’usine de Gosselies souffre néanmoins d’un handicap de compétitivité. « Nous sommes l’usine la plus chère au monde dans le groupe Caterpillar », a-t-il assuré. A l’entendre, au cours des dernières années, la position du site de Gosselies s’est fragilisée.« Aujourd’hui, il y a des alternatives crédibles à l’usine de Gosselies ».
Les forces vives de Charleroi veulent « des éclaircissements »
Le comité de développement stratégique Charleroi-Sud Hainaut, qui groupe ce qu’on appelle couramment les forces vives et qui a été désigné par le gouvernement wallon pour jouer le rôle de task force, s’est réuni vendredi matin sur l’Aéropole de Gosselies (Charleroi) pour évoquer ce plan de restructuration. Le comité, qui compte dans ses rangs des représentants politiques, patronaux et syndicaux, a écouté vendredi matin les syndicalistes en charge du dossier Caterpillar et les mêmes craintes demeurent.
« A l’issue de la réunion, nous avons décidé de demander une série d’éclaircissements aux responsables de l’entreprise Caterpillar », a affirmé Michel Martin, le président du comité de développement stratégique. « L’objectif des démarches que la task force va entreprendre auprès de la direction est d’éclaircir un certain nombre de points liés notamment à l’avenir du site, au-delà de 2015 », a indiqué Michel Martin, confirmant les inquiétudes concernant l’avenir à long terme de l’entreprise.
Les membres qui composeront la task force seront connus début de semaine prochaine. Elle sera une émanation du comité de développement stratégique et comptera donc des représentants tant politiques que patronaux et syndicaux.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Une Task force wallonne! on n'a plus rien à craindre. TOUS ces hommes politiques me font vomir avec leur blabla. Quant à l'administrateur carolo c'est le même qui affirmait en 2011 qu'avec les 150Mios d'
Bain de sang social .... Voilà le résultat de la gouvernance socialiste .... le résultat du gouvernement di rupo. L'histoire est ironique car c'est justement sur ce thème de bain de sang social si le MR était élu aux dernières élections que di rupo avait construit sa campagne. Si on veut s'en sortir il faut faire un virage à droite toute pour attirer les investisseurs nouveaux et ne pas leur faire peur.
la "taskforce" c'est un gag bien "a la belge" qui devrait preter a sourire... mais qui en fait fait pleurer.













Paul Magnette:"petit Gibus"? ...."Si j'aurais su,j'aurais pas venu"!,décidément,le nouveau promu,bourgmestre carolo,a entamé son chemin de croix,à peine aux faits de la cata Caterpillar,qu'il apprenait la fermeture définitive du centre électronique(47 emplois),magasin emblématique(un des rares magasins électroniques indépendant survivant de la ville basse),on ose parler du reste!