Israël criminel, le gouvernement belge et l’ULB complices ?

Rédaction en ligne
Mis en ligne

Le Comac répond à la polémique suite à la venue de Shimon Peres à l'ULB.

De vifs échanges ont lieu depuis le samedi 23 février et l’annonce par le CCOJB1, Forum2 et
l’ambassade israélienne d’une « séance académique suivie d’un walking-dinner [ndl: un « cocktail-
dînatoire »] en présence et en l’honneur de Monsieur Shimon Peres ». Jusque là, pas grand-chose
d’anormal : l’ambassade et les organisations qui soutiennent traditionnellement inconditionnellement
Israël organisent une soirée à la gloire de son président. Ce qui créé la polémique, ce sont les
personnalités qui ont accepté d’accompagner et de faire « honneur » à Shimon Peres : rien de moins
que le ministre de la guerre P. De Crem, le recteur de l’Université Libre de Bruxelles D. Vivers et le
secrétaire perpétuel de l’Académie Royale (et ex-Recteur de l’ULB) H. Hasquin. Bref, le gratin du
monde politique et académique belge.

Pourtant, il faut rappeler de quoi on parle. L’Etat israélien est un Etat colonisateur et belliciste qui
refuse et empêche consciemment toute possibilité de règlement du conflit avec les palestiniens.
C’est un Etat qui bafoue le droit international et les droits humains de manière générale et soumet
la population palestinienne à d’incessantes et quotidiennes brimades et oppressions en tout genre.
L’Etat israélien maintient à Gaza une population entière et innocente dans une véritable prison à ciel
ouvert. Israël est un Etat qui n’hésite pas à utiliser son armée – l’une des plus puissantes du monde
– pour verser le sang des civils palestiniens. Rien que ces dernières années, il l’a encore prouvé avec
les opérations « plomb durci » et « piliers de la défense ». Un Etat qui n’a pas hésité non plus dans ce
cadre à utiliser du phosphore blanc sur ces populations civiles. N’est-ce pas là la description d’un Etat
qui mène une politique purement et simplement criminelle à l’encontre d’un autre peuple ?

Quant à Shimon Peres, il est le président de cet Etat, son représentant officiel. Il en est le président
depuis 2007. Il cherche à se présenter comme un homme de paix, mais il occupe et a toujours
occupé des fonctions décisives au sein de l’Etat. Ce ne sont pas les titres, qu’ils soient Nobel ou
Honoris Causa, qui font l’homme mais bien plutôt ses actes. Dans les faits, Shimon Peres cautionne
intégralement de par sa fonction cette politique criminelle.

Nous voici donc au nœud du problème. Nos représentants politiques et académiques ont décidé de
prêter leurs noms à cette soirée et d’engager ainsi à la fois le gouvernement belge et l’institution
universitaire bruxelloise3. Ces gens qui sont censés nous représenter ont décidé de participer à cette
soirée en l’honneur de Shimon Peres et, à travers lui, de l’Etat qu’il représente. Certes, le recteur de
l’ULB – manifestement un peu embêté4 - essaye de nous faire croire qu’il s’agit d’une sorte de débat
contradictoire dans lequel il amènera des « interrogations voire des critiques ». Il présente, dans un
geste désespéré de mauvaise foi, de maquiller cette soirée en une manifestation de « l’indépendance
critique » de l’ULB. Or, on ne parle pourtant justement pas d’un débat contradictoire (qui serait lui,
par contre, bien légitime). Ce dont il est question ici, c’est d’une soirée honorifique dont le centre
d’attention est le président israélien lui-même. Aucune intention critique n’a été manifestée dans le
thème. Les participants y sont invités comme faire-valoir, pour légitimer l’Etat d’Israël, sa politique
et son représentant le plus éminent. Et c’est exactement cela que tout le monde retiendra (à raison) de
cette soirée.

Nous ne sommes pas d’accord avec ceux qui, comme le Recteur, essayent de faire croire que le
courage serait de participer et d’aller « dialoguer » et de porter une pseudo-contradiction lors de cette
soirée mondaine. Le vrai courage, M. le Recteur et M. le Ministre, serait d’enfin oser dire tout haut et
très clairement que la politique actuelle de l’Etat d’Israël est inacceptable, qu’elle est criminelle et que
par respect pour le peuple palestinien qui en est la victime quotidienne, il n’est pas question pour vous
de participer à la moindre mondanité ou autre « walking-dinner » avec celui qui la représente. Le vrai
courage, ce serait d’arrêter de rabâcher des phrases creuses du style « j’estime que seuls le dialogue
et la ferme volonté de respecter l’autre permettront de restaurer la paix »5 et d’avouer que l’Etat
Israélien, qui est manifestement en position de force, ne veut tout simplement pas d’un quelconque
dialogue et d’une quelconque indépendance de la Palestine.

Dans un cas aussi grave que celui-ci, ne peut-on pas considérer qu’une autre attitude que celle-là peut
être assimilée à une forme de complicité ?

Charlie Le Paige
Président de Comac-ULB (Mouvement de jeunes du PTB)

Vos réactions

Voir toutes les réactions

10. stevegoud dit le 04/03/2013, 23:51

Analyse simpliste Quel mauvais article. Mal écrit, idées contraires à ce qui m'a été enseigné à l'ULB. Et une petite pique pour le COMAC, pour quelles causes réagissez-vous, si ce n'est pour le prix des études et le conflit israélo-palestinien ? La petite publicité (populiste) pour le PTB en atteste...

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 0 non 0
9. lezinneke dit le 02/03/2013, 13:36

GOEDZAK@ Je suis désolé, mais cet article plus au moins amateur est pleines d'erreurs factuelles. 1. Gaza n'est pas une prison à ciel ouvert ( jamais vu de prison avec des casinos et galeries commerciales de luxe), ce territoire n'est pas plus l'enclave d

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 8 non 8
8. Rick dit le 02/03/2013, 11:19

Déplorable Triste article ... Rappelons que l'opération 'pilier de défense' a eu lieu après l'envoi de plus d'une centaine de missiles en provenance de territoires palestiniens en direction de zones israéliennes. Ces tireurs visaient des habitations de civils, pourquoi ne pas en parler M. Le Paige? "L

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 3 non 1
7. GOEDZAK dit le 02/03/2013, 10:33

je me ferai le plaisir de démontrer le contraire même, si pris au pied de la lettre, c'en est une, dans les faits c'est tout le contraire...D'ailleurs ce sont eux-mêmes qui le reconnaissent d'une certaine façon mais après coup!...voir The Gatekeepers ( présenté aux Oscars mais pas de prix!) et la Loi du plus fort ça vient de passer à la tv (ARTE). NB: Je suis loin d'avoir épuisé mes arguments (ceux fournis aimablement par Israël!)

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 4 non 3
6. GOEDZAK dit le 02/03/2013, 10:32

A Cram à bout d'arguments? et à Zinneke: la différence c'est qu'Israël se dit "démocratie" les autres pays cités n'ont pas cette prétention! D'autre part une partie de l'Europe ne cesse de vouloir rehausser le statut de ce pays qui ne cesse d'être arrogant vis-à vis des vraies démocraties (Obama a été humilié plusieurs fois!) en bafouant impunément nombre de droits de l'homme. Sans parler de l'OCDE! Comme Européen, je me dois de montrer mon désaccord. Il colonise comme au 19e siècle et il arrête comme au 17e (lettres de cachet ou détention administrative discrétionnaire = du pareil au même!). Destruction d'oliviers multicentenaires, transfert de populations bédouines et palestiniennes. Et, last but not least, ou cerise sur le gâteau si vous préférez: http://www.lepoint.fr/monde/quand-israel-force-ses-ethiopiennes-a-la-contraception-30-01-2013-1622050_24.php Je suppose que vous avez compris que tant qu'Israël se dira "démocratie" je me ferai le plaisir de dé[...]

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 10 non 2
Voir toutes les réactions »

Osez la rencontre !