Procès De Gelder: «Il y a ici un fou et il poignarde tous mes enfants»

Avec Belga Cldd

Kim De Gelder ne semblait pas paniqué et a quitté la crèche sans mettre en oeuvre la totalité de ses plans d’assassinats, a témoigné l’une des puéricultrices de la crèche de Termonde.

Différents membres du personnel de la crèche Fabeltjesland de Termonde sont venues livrer un témoignage empreint d’émotion devant la cour d’assises de Gand. A plusieurs reprises, ces femmes ont confié faire face à un sentiment de culpabilité car elles estiment qu’elles auraient dû en faire plus le jour des faits. «  Ce sentiment de culpabilité ne s’en va pas. C’est très difficile à vivre  », a déclaré Rita V., l’une des puéricultrices de l’établissement. Le président Koen Defoort a expliqué aux membres du personnel qu’il ne fallait pas se sentir coupable. «  Il n’y a qu’une seule personne responsable de ce qui s’est passé.  »

L’une des puéricultrices, victime d’un malaise lors de l’interrogatoire de l’accusé, n’a pu livrer son témoignage à la cour. Cette femme avait été emmenée en état de choc à l’hôpital. Elle a depuis été hospitalisée dans une institution psychiatrique où elle se trouve toujours actuellement.

Une autre puéricultrice a expliqué que Kim De Gelder ne semblait pas paniqué lors de son raid dans la crèche. «<UN> Il était très calme. Il a expliqué que les enfants se trouvaient sur son chemin lorsqu’il a voulu sortir de l’établissement, mais il ne devait pas passer par l’espace de jeu pour sortir. (…) Kim De Gelder a ensuite projeté une enfant contre une porte en la frappant du pied  », explique la puéricultrice. «<UN>Il l’a frappée comme l’on tire dans un ballon<UN>», a-t-elle lancé.

Enfin, une puéricultrice s’est adressée à l’accusé à l’issue de son témoignage. «  Pouvez-vous dire pourquoi nous avons dû endurer cela ?  » Kim De Gelder l’a renvoyée vers son avocat. La puéricultrice lui a demandé de la regarder dans les yeux et l’a fixé durant une dizaine de secondes. Kim De Gelder l’a alors lui aussi regardée et a ensuite détourné son regard, puis il a haussé les épaules comme s’il ne savait pas quoi dire ou faire.