Produits retirés de la vente: pourquoi les détruire?

Rédaction en ligne

Le groupe Mestdagh se défend d’avoir détruit des produits contenant de la viande de cheval, après les critiques de certains députés.

Après que le groupe Champion Mestagh a ordonné la destruction des produits contenant de la viande de cheval, certains députés et personnels de la chaîne s’insurgent contre ce gaspillage alimentaire.

L’eurodéputé Marc Tarabella (PS) a pour sa part reproché aux supermarchés du groupe de «  préférer nourrir les rats que les gens  », dans un communiqué mercredi. «  Il est scandaleux de constater que des marques préfèrent jeter de la nourriture saine aux ordures plutôt que d’en faire don à des associations ou de la vendre au rabais à des familles ayant du mal à boucler les fins de mois  », ajoute le chef de la délégation PS au Parlement européen. Celui-ci plaide ainsi pour un réagencement des lois sur la TVA qui «  encourage les supermarchés à jeter plutôt qu’à distribuer  ».

La société a réagi mercredi par un communiqué dans lequel elle indique ne vouloir «  prendre aucun risque avec (ses) consommateurs en leur fournissant des produits dont le fournisseur ne peut toujours pas garantir la traçabilité  ».

Mestdagh a répondu à ses attaques en annonçant avoir reçu une note de la société Iglo la semaine passée indiquant qu’une série de produits (notamment des boulettes, des lasagnes et du chili con carne) devaient être retirés des rayons. «  Nous avons reçu confirmation de la part du CEO d’Iglo que ces produits devaient être détruits et en aucun cas redistribués  », a fait savoir le distributeur.

Mestdagh précise également que la question de la TVA, qui ne doit pas être payée dans le cas où les produits sont détruits mais doit l’être s’ils sont distribués, n’est pas du tout entrée en question dans la décision de détruire les lots concernés.

Marcel Roland, directeur « Métiers » pour le Groupe Mestdagh, s’exprime sur les retraits de vente de ces produits. « Même si pour nous c’est révoltant de jeter de la marchandise par les temps qui courent, on se réfère aux instructions données par les fabricants ». Il ajoute qu’en plus des conditions de stockage des produits surgelés qui ne sont pas connues et les étiquetages des aliments qui ne correspondent pas à ce qui se trouve dans le produit. Enfin, « les analyses ne sont pas encore terminées chez les fabricants. », explique-t-il pour conclure.

Sondage.

Scandale des lasagnes au cheval

Vos réactions

Voir toutes les réactions

8. exclu dit le 06/03/2013, 18:21

Dans un sens je comprend Mestdagh ! Bien sûr les produits contenant de la viande de cheval et qui sont propres à la consommation auraient pu être distribués . Seulement des administrations , des banques alimentaires et autres bobos en tous genres se sont mis en tête qu'il fallait ré-étiqueter tous les emballages en mentionnant qu'ils contiennent une part de viande de cheval sous prétexte que le bénéficiaire d'une banque alimentaire a droit à autant d'informations que le consommateur qui paye , mais à situation exceptionnelle mesures exceptionnelles et nos bien-pensants puristes ne l'ont pas compris. Il faut comprendre que la crainte de se trouver obligé de procéder à cette opération absurde de ré-étiquetage des produits cédés gratuitement est légitime parce que cela impliquerait pour ces magasins des frais énormes alors qu'ils sont déjà les perdants de cette triste affaire . Notre système a, une nouvelle fois, montré son incapacité de gérer l'urgence .

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 0 non 0
7. Mon canard dit le 06/03/2013, 17:38

On devrait obliger les conseils d administrations respectif et nos ministres à manger au moins l une ou l autre de ces boites (1 par personne,lol).Ca leur apprendrait à jouer avec notre alimentation. Evidemment ils n en mangent pas puisqu il ont les moyens "fiscalement déductibles" de manger au restaurant... ;-)6. RackamLeRouge dit le 06/03/2013, 17:14"Et là ça va être vraiment difficile à trouver..."Surtout si il s agit de trouver des mandataire non corrompus, lol...

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 0 non 0
6. RackamLeRouge dit le 06/03/2013, 17:14

Le problème, c'est que ces sociétés ont mis des produits sur le marché qui ne correspondaient pas au contenu annoncé. Laisser jeter ces produits n'est pas une sanction suffisante. Donner des produits avec un doute sur la préservation de la chaîne du froid n'est pas non plus acceptable. Qu'on les oblige donc à fournir aux associations d'aide l'équivalent des produits détruits ! Evidemment, cela veut dire des parlementaires européens non corrompus pas tous les lobbies notamment ceux de l'agro-alimentaire. Et là ça va être vraiment difficile à trouver...

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 2 non 2
5. Alien dit le 06/03/2013, 17:13

Rien n'est jamais aussi simple que les apparences, certes, mais je me pose quand-même la question, si ces produits ne concordent pas avec la description (lire: contiennent du cheval au lieu de la viande de vache), pourquoi les magasins ne retournent pas l'ensemble à l'expéditeur, donnant ordre à leur comptabilité de déduire les frais d'électricité et de la re-distribution du compte-courant? Ce n'est, après-tout, qu'une entente commerciale, et celui qui est assis sur le pognon, tire les ficelles (quitte à faire un arrangement à l'amiable).

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 1 non 1
4. olive dit le 06/03/2013, 17:07

Si on peut les donner aux banques alimentaires, alors on pourrait aussi les vendre. Si ces produits sont impropres à la vente, alors ils sont également impropres pour les banques alimentaires.

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 4 non 3
Voir toutes les réactions »