La princesse Mathilde à l’écoute des femmes
La princesse Mathilde voulait rencontrer des femmes du XXI e siècle. La gouverneure lui a présenté des femmes à la fois « uniques et universelles ». Chacune a pu évoquer les problèmes vécus dans leur vie professionnelle ou familiale.
A l’occasion de la Journée de la femme, je voulais un vrai dialogue avec des femmes issues de divers horizons, bien ancrées dans le XXIe siècle, en axant d’abord la rencontre sur le thème de la violence faite aux femmes. »
La princesse Mathilde à l’écoute de femmes, ce jeudi au Musée Folon, à La Hulpe. Un pari tenu si l’on en juge par les réactions des treize femmes invitées et sélectionnées par la gouverneure du Brabant wallon, Marie-José Laloy, qui les a présentées à la Princesse, à la fois comme « uniques, chacune avec leurs particularités, et universelles, bien représentatives du monde dans lequel nous vivons ».
Véronique Dumonceau, directrice de la prison de Nivelles, Bernadette Auriol, directrice de la maison d’accueil Au Logis, à Wavre, Isabelle Wilms, commissaire à la police fédérale de Nivelles, Christine Panier, présidente du tribunal de 1ère instance de Nivelles, Marce Truyens, artiste plasticienne de Longueville, Julie Haas, musicienne-pédagogue et responsable artistique du Festival de Wallonie, Stéphanie Angelroth, directrice du Musée Folon, Annick Noël, greffière provinciale, Lily Verlent, préfète des études à l’athénée royal Maurice Carême de Wavre, Muriel Degreef, infirmière coordinatrice à l’ONE, Valérie Lebrun, directrice de la prison d’Ittre, Marthe-Eugénie Ndame Ngalle, médecin urgentiste et conseillère du CPAS de Nivelles et Catherine Stalas, de l’ASBL Hélios qui gère la crèche pour enfants handicapés ou non des Petits Tambours, à Ohain, ont donc pu confier leur vécu à la princesse Mathilde.
« Nous avons eu affaire à une Princesse très consciente des problèmes rencontrés par les femmes dans leur vie ou dans leur travail, posant chaque fois les bonnes questions pour faire avancer la discussion », souligne Stéphanie Angelroth.
Problèmes ? Valérie Lebrun a ainsi évoqué le nouveau règlement d’ordre intérieur en usage dans toutes les prisons : « Ce règlement prévoit désormais ce que les familles peuvent apporter aux détenus. Ce qui implique que tout ce qui n’est pas dans cette liste est interdit. Les enfants ne peuvent ainsi plus apporter leur bricolage de la fête des pères. C’est briser le lien social. »
Christine Panier constatait, elle, qu’avec 25 magistrates pour 5 magistrats, « je n’ai pas de problème d’intégration des femmes. Ni des hommes d’ailleurs ! Mais dans les tribunaux, nous sommes confronté(e)s tous les jours à la violence physique et morale des femmes. Et c’est encore plus regrettable quand elle se reporte sur les enfants ».
Quant à Muriel Degreef, elle a fortement insisté sur la précarité des femmes qu’elle accueille : « Dans une famille, c’est souvent la femme qui sacrifie son emploi pour garder les enfants. Et quand le ménage casse, c’est elle qui se retrouve dans les pires difficultés… »


