Le prestige ne connaît pas la crise
Considérés comme des biens de prestige, les penthouses se vendent toujours à des prix élevés à une clientèle essentiellement aisée. Si ces biens sont assez fréquents à Bruxelles, ils sont par contre plus rares à dénicher dans d’autres régions ou villes…
Une belle vue, une immense terrasse, pas de voisins à l’étage supérieur… Les penthouses font rêver plus d’un acquéreur immobilier, mais les prix les ramènent souvent à la réalité. Toujours synonymes de prestige, ces appartements situés au dernier étage continuent à se vendre à des tarifs élevés, crise ou pas. Chez Victoire properties, agence immobilière bruxelloise, les penthouses neufs dans les constructions de standing se vendent rarement en dessous de 450.000 euros. « Le prix est notamment justifié par les superficies de l’habitation et de la terrasse », explique Damien Quinet, vendeur de constructions neuves chez Victoire properties. « Un penthouse couvre généralement une surface minimum de 150 mètres carrés, et la terrasse peut dépasser les 100 mètres carrés. Le prix s’explique aussi par la situation de l’appartement : plus on monte dans les étages d’un immeuble, plus les tarifs sont élevés. »
Si les penthouses sont prisés, c’est avant tout pour leur vue, leur grande terrasse et leur calme. Situés au dernier étage, ces appartements sont en effet éloignés du bruit de la circulation, et dépourvus de voisins au-dessus. Cette situation présente toutefois un désavantage : celui des déperditions énergétiques. Les promoteurs immobiliers sont bien conscients de ce problème, et accentuent donc l’isolation des toits. Même si cette technique ne permet généralement pas d’atteindre les performances énergétiques d’un appartement classique, les acheteurs restent nombreux à vouloir un penthouse. « Beaucoup ne veulent que cela, mais face à la réalité des prix, ils doivent parfois se résigner, constate Damien Quinet. Dans nos promotions neuves et de standing, la plupart des acquéreurs de penthouse restent des gens aisés qui n’ont pas besoin d’emprunter de l’argent. » Lionel Herlin, manager d’Immo Invest à Charleroi, effectue plus ou moins le même constat : « La clientèle de ce type de bien est essentiellement composée de gens qui ont les moyens. Dans ma région, il s’agit souvent de personnes d’une quarantaine ou d’une cinquantaine d’années. Celles-ci souhaitent quitter leur villa pour un appartement où elles pourront toujours bénéficier de calme et d’une grande terrasse. » A Bruxelles, la clientèle semble toutefois plus hétérogène. Damien Quinet remarque une certaine diversité selon la localisation : « Dans le centre-ville, les acquéreurs sont surtout de jeunes cadres qui ont réussi, tandis que dans le quartier Schuman, on retrouvera plutôt des fonctionnaires européens. Mais la clientèle plus âgée reste bel et bien présente. » Autre point commun des acheteurs de penthouses : la grande majorité d’entre eux achètent leur bien pour l’habiter. Les investisseurs, eux, se tournent plutôt vers les appartements aux étages inférieurs.
Des biens parfois rares
Si la demande de penthouse est généralement forte, l’offre n’est pas égale partout. A Bruxelles, ces biens restent par exemple assez courants, mais à Charleroi ils sont plus difficiles à dénicher. « Dans le centre-ville, on compte très peu de penthouses car les bâtiments sont essentiellement anciens et leur configuration ne permet pas l’aménagement de tels appartements, remarque Lionel Herlin. Il faut donc chercher en dehors de la ville, et/ou dans des nouvelles constructions. » Vu la rareté des penthouses, le manager d’Immo Invest remarque un léger déséquilibre entre l’offre et la demande. Néanmoins, la vente de ces biens fonctionne un peu au ralenti, comme le marché en général. Dans la capitale, la situation est différente : l’offre et la demande s’équilibrent facilement grâce aux prix élevés des penthouses. Damien Quinet remarque toutefois que « ces biens prisés sont souvent les derniers à être vendus dans une promotion. Ce phénomène s’explique par le fait que les acheteurs veulent pouvoir bénéficier de leur penthouse tout de suite. »




Les habitants des penthouses ont souvent deux très mauvaises surprises quasi inévitables: la chaleur en été car les toits sont rarement suffisament isolés et le bruit de la machinerie liée aux ascenseurs située à leur étage, souvent contre leurs murs ... Méfiance donc !